L’opposition dénonce la création d’une nouvelle indemnité pour un élu angevin
Politique

L’opposition dénonce la création d’une nouvelle indemnité pour un élu angevin

Ce mardi 23 juin, lors de l’assemblée générale d’Alrest, plus connue des Angevins sous le nom de « Papillote et Compagnie », une indemnité de 1 000 euros bruts par mois a été votée pour son nouveau président, déjà adjoint au maire d’Angers. Une décision qui ne passe pas pour l’opposition.

Antoine Lelarge est adjoint à l’éducation et président d’Alrest – © Angers.Villactu.fr

Le groupe d’opposition « Demain Angers » ne digère pas la décision prise lors de l’assemblée générale d’Angers Loire Restauration (Alrest) qui détient la marque Papillote et Compagnie, la cuisine centrale de la Ville.

« Les représentants de la Ville d’Angers ont proposé la création d’une nouvelle indemnité de fonction de 1 000 euros par mois pour Antoine Lelarge, élu municipal et président de la structure », écrit l’opposition dans un communiqué.

« Nous créons cette indemnité, car nous considérons que les responsabilités prises sont importantes et demandent du temps. Cela empiète sur la vie professionnelle et peut donc entraîner une perte de revenus », explique le cabinet du maire d’Angers.

« Pourtant, les signaux financiers mériteraient davantage de prudence. Si la situation d’Alrest demeure aujourd’hui solide, elle se tend depuis plusieurs années sous l’effet d’une inflation durable. Les familles angevines restent les premiers contributeurs de la structure : en 2025, elles ont versé directement à Alrest 4,3 millions d’euros au titre de la restauration scolaire, soit près de 48 % du chiffre d’affaires de l’entreprise. Dans le même temps, les résultats d’exploitation se dégradent. Après un déficit de 10 857 euros en 2024, Alrest a enregistré une perte de 146 652 euros en 2025 », ajoute l’opposition qui rappelle que cette indemnité n’existait pas auparavant lorsque le prédécesseur d’Antoine Lelarge, Benoît Pillet, présidait la structure.

Pour le cabinet du maire, il s’agit « sans doute d’une anomalie ».

« La création de cette indemnité apparaît comme une décision inopportune et impossible à défendre »

Cette décision intervient également peu de temps après l’annonce de l’augmentation des tarifs prévue à la rentrée de septembre.

« À l’heure où chaque euro demandé aux familles est justifié au nom de la rigueur budgétaire, la création de cette indemnité apparaît comme une décision inopportune et impossible à défendre. Les Angevins sont en droit d’attendre que les efforts demandés soient équitablement partagés et que l’argent public soit consacré en priorité au service rendu aux usagers plutôt qu’à la rémunération supplémentaire des élus », conclut l’opposition municipale.

Par Sylvain Réault.

Suivez toute l’actualité locale en vous abonnant à nos newsletters.