Depuis ce mardi matin, des salariés de la clinique de l’Anjou sont entrés en grève pour réclamer un 13e mois et une revalorisation salariale. La clinique a dû suspendre l’ensemble des actes chirurgicaux et hospitalisations programmés.

170 grévistes ont été comptabilisés ce mardi matin – © DR
Un mouvement de grève, porté par le syndicat Force ouvrière (FO), a débuté ce mardi matin à la clinique de l’Anjou. Au total, 170 membres du personnel de la clinique étaient en grève selon le syndicat. « Par mesure de précaution et afin de garantir la sécurité des patients, la direction a pris la décision de suspendre l’ensemble des actes chirurgicaux et des hospitalisations conventionnelles programmés », indique la direction de la clinique. Les services des urgences et de la maternité sont les seuls maintenus au sein de l’établissement.
De leur côté, dans le cadre des négociations annuelles salariales (NAO), les grévistes réclament la mise en place d’un 13e mois et une augmentation générale de 100 euros net par mois pour l’ensemble des salariés. Selon FO, une pétition reprenant ces revendications a été signée par 360 personnes.
« Nous avons des difficultés financières, car nous ne sommes pas assez payés. Aujourd’hui, nous avons besoin de remplir notre frigo. Par ailleurs, nous avons besoin d’attirer des jeunes et cela passe aussi par le salaire. Nous manquons cruellement de personnels au sein de la clinique », explique Armelle Champagne, déléguée syndicale FO et aide-soignante à la clinique de l’Anjou.
« La direction ne dispose pas des marges financières suffisantes »
La direction de la clinique dit comprendre « que le pouvoir d’achat est une réelle préoccupation ». Elle note toutefois qu’en tant qu’établissement privé indépendant à actionnariat congrégationniste et associatif, « l’équilibre financier repose exclusivement sur notre activité de soins, dans un environnement tarifaire contraint imposé par les autorités de tutelle avec des frais de fonctionnement en augmentation ».
« Dans ce contexte, la direction ne dispose pas des marges financières suffisantes pour répondre favorablement aux demandes formulées, sans mettre en péril la pérennité même de l’établissement et les emplois de plus de 700 collaborateurs », ajoute la direction. Une augmentation salariale mensuelle a été proposée et acceptée par la CFDT et CFE-CGC. Une proposition qui s’ajoute au « versement de la prime d’intéressement abondée d’un complément représentant 500 € par salarié ».
La grève reconduite
Malgré une rencontre avec la direction dans la journée, le syndicat Force ouvrière n’est pas satisfait par ces propositions. « Nous sommes conscients de la situation, mais les salariés ont besoin qu’il y ait des évolutions suffisantes », complète Armelle Champagne.
Rassemblés en assemblée générale, les grévistes ont voté la poursuite de la grève ce mercredi 10 juin.
Par Sylvain Réault.
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