La situation s’enlise à la clinique de l’Anjou paralysée par une grève depuis mardi. Les grévistes ont voté en faveur d’une quatrième journée de grève consécutive.

De nombreuses interventions chirurgicales et hospitalisations ont dû être reportées – © DR
Le mouvement de grève qui a débuté le mardi 9 juin à la clinique de l’Anjou va se poursuivre ce vendredi 12 juin. Les grévistes, soutenus par le syndicat Force ouvrière (FO), continuent de réclamer la mise en place d’un 13e mois et une augmentation générale de 100 euros nets par mois pour l’ensemble des salariés. Une nouvelle rencontre avec la direction a eu lieu ce jeudi sans permettre de parvenir à un accord. Selon le syndicat, 177 grévistes ont été comptabilisés aujourd’hui, soit la plus forte mobilisation depuis le début du mouvement.
500 interventions chirurgicales et hospitalisations reportées
Depuis le début de la grève, ce sont près de 500 interventions chirurgicales et hospitalisations programmées qui ont dû être reportées. La direction explique avoir « engagé ces derniers mois des actions concrètes en réponse aux préoccupations légitimes de ses équipes soignantes ». Elle évoque notamment « la création de postes supplémentaires, le versement d’une prime exceptionnelle au printemps 2026 et la révision concertée des plannings à la demande des professionnels pour améliorer les conditions de travail ».
Toujours selon la direction, les revendications portées par Force ouvrière ont un coût estimé à 4 millions d’euros par an. « Or, le bénéfice dégagé par la clinique de l’Anjou l’an dernier s’est élevé à 1 million d’euros après une année 2024 déficitaire. Les demandes mettraient directement en péril son équilibre financier, sa pérennité et in fine l’emploi des 700 collaborateurs », poursuit-elle.
Pour les patients, le service des urgences et la maternité restent accessibles.
Par Sylvain Réault.
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