Neuf ans après le lancement par la Ville d’Angers de son appel à projets baptisé « Imagine Angers », l’immeuble Climax, construit le long de l’avenue Montaigne, prend vie.

Les travaux avaient commencé en 2023 – © Angers.Villactu.fr
En 2017, la Ville d’Angers lançait l’appel à projets « Imagine Angers », avec la volonté que des promoteurs puissent construire sur six sites des projets innovants d’un point de vue architectural. Après la Tour TIP, les immeubles Quintescence et Arborescence, le complexe Métamorphose, c’est au tour de l’immeuble Climax de s’imposer dans le paysage angevin.
Le programme immobilier, porté par le groupe Lamotte et dessiné par le cabinet d’architecture Tetrarc, a accueilli ses premiers occupants en septembre dernier dans la résidence étudiante de 46 logements. En mars, ce sont ensuite des seniors qui ont pris possession d’une résidence services de 86 appartements gérée par le groupe Espace et Vie dont le siège est à Angers. Les appartements, du T1 au T3, sont loués entre 1 100 et 1 650 euros.

Sandra Corvaisier directrice de la résidence seniors et Julien Lecoeuche, directeur de l’agence Lamotte d’Angers – © Angers.Villactu.fr
Une serre urbaine
Plus récemment, au 6e et dernier étage de l’immeuble, l’Odysserre a ouvert ses portes. Il s’agit d’une serre urbaine de 450 m², avec près de 200 espèces de végétaux, du mobilier et des accessoires pour le jardin proposés à la vente et un espace café. Le lieu est géré par la coopérative Sicle qui propose notamment des prestations de jardinage à vélo aux professionnels et particuliers. La structure, créée il y a dix ans par Matthieu Courbet, Eddie Pineau et Vincent Chevalier, en a profité pour quitter le quartier de la gare afin de s’installer au rez-de-chaussée de Climax.
À côté, une dernière cellule commerciale de 128 m² reste disponible.

La végétalisation de la façade doit être retravaillée – © Angers.Villactu.fr
Une architecture qui fait parler
Imposant, entièrement gris, en béton… l’architecture du programme Climax ne laisse pas indifférent. « Cet aspect roche cassée de la façade a été travaillé à la main directement sur le bâtiment », explique Julien Lecoeuche, directeur de l’agence angevine de Lamotte.
Les végétaux qui devaient verdir la façade n’ont pas résisté aux épisodes précoces de fortes chaleurs. La coopérative Sicle, qui vient de reprendre le contrat d’entretien des végétaux plantés dans les nombreuses jardinières et sur le toit, aura pour mission de retravailler la végétalisation du bâtiment.
Par Sylvain Réault.
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