Une trattoria italienne ouvrira prochainement dans le quartier de la gare à Angers. Baptisé « Numéro 10, la trattoria », ce nouveau restaurant, porté par Benjamin Mauxion et Mathias Tacinelli, proposera pizzas, pâtes et antipasti dans un esprit mêlant tradition italienne et approche contemporaine.

Benjamin Mauxion et Mathias Tacinelli lancent conjointement Numéro 10, la trattoria. – © kashayaphotographie
Une nouvelle adresse dédiée à la cuisine italienne ouvrira prochainement dans le quartier de la gare à Angers. Porté par Benjamin Mauxion et Mathias Tacinelli, le projet, intitulé « Numéro 10, la trattoria », entend proposer une offre de pizzas, pâtes et antipasti dans un esprit de restaurant italien mêlant le traditionnel et le contemporain, avec une attention portée aux produits, au service et au cadre.
Les deux associés ne partent pas de zéro. Benjamin Mauxion exploite déjà plusieurs établissements de restauration rapide à Angers, dont notamment Pokawa, et son associé, Mathias Tacinelli, est quant à lui propriétaire de la pizzeria Numéro 10, situé rue des Angles.
« Le projet est né de notre rencontre il y a deux ans, explique Benjamin Mauxion. Mathias avait envie de se développer et moi aussi. Lui avait l’expertise de la pizza et moi l’expérience du multi-concept. On s’est dit que l’on pouvait faire quelque chose de plus grand ensemble. »
Le projet consiste donc à reprendre le savoir-faire de Numéro 10 autour de la pizza pour l’élargir à une véritable trattoria, avec une carte plus vaste afin de toucher une clientèle plus large. Aux pizzas viendront s’ajouter des pâtes, des antipasti, des desserts maison, ainsi qu’une offre de cocktails signatures et un « spritz bar ».
Un emplacement au cœur du quartier de la gare
Le local, acquis en septembre dernier, pourra accueillir 65 couverts en salle et 40 en terrasse. Installé sur près de 150 m², il se situe dans le secteur de la gare, un choix assumé par les deux entrepreneurs.
« C’était important pour nous d’être dans cette zone. Le quartier est très dynamique, en pleine croissance, avec des actifs, du résidentiel et des voyageurs. Et surtout, il n’y a plus vraiment d’offre pizza-pâtes sur ce secteur », souligne Benjamin Mauxion. L’implantation permet aussi de ne pas concurrencer directement Numéro 10, resté en centre-ville.
Les deux établissements conserveront d’ailleurs une logique complémentaire. Numéro 10 poursuivra son activité, mais des recettes différentes permettront de distinguer les deux adresses.
Côté cuisine, les associés insistent sur une ligne directrice simple : privilégier le fait maison et des produits de qualité, largement sourcés en Italie. « On n’a pas inventé les pizzas ni les pâtes, mais on veut juste bien les faire, résume Benjamin Mauxion. Toutes les sauces, les desserts et les antipasti seront préparés maison, sans produits transformés. »
L’objectif est également de rester accessible sur les prix. Les plats débuteront aux alentours de 11 €, avec une moyenne comprise entre 14 et 15 €, afin de proposer « du bon, du beau et du bien servi » sans faire exploser le ticket moyen.
Le soin apporté aux détails se retrouvera aussi dans la décoration intérieure, pensée dans un esprit italien contemporain, avec notamment un travail sur les matériaux et les ambiances.
Une ouverture progressive
Au total, 24 salariés composeront l’équipe. Pour Benjamin Mauxion, la réussite du projet repose aussi sur la gestion humaine et l’organisation du travail. Il évoque la nécessité de « faire évoluer certaines pratiques dans la restauration », notamment dans le management.
« Il faut être à l’écoute de chaque membre des équipes, essayer de respecter l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. C’est difficile dans notre métier, mais c’est fondamental », affirme-t-il. Dans un secteur confronté à des difficultés de recrutement, il estime nécessaire de faire évoluer certaines pratiques et de « revaloriser le métier de la restauration ».
Après 18 mois de préparation, l’ouverture approche. Les équipes entreront prochainement en phase de formation avant un lancement progressif, sans date officielle encore annoncée. Les associés préfèrent avancer prudemment pour éviter une ouverture précipitée : « Je préfère être sûr d’être prêt à 100 %. On veut prendre le temps de bien faire les choses », conclut Benjamin Mauxion.
Par Eline Vion.
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