Installé à Écouflant depuis la reprise de l’ancienne casse automobile Debrito en 2024, le groupe GPA poursuit la modernisation de ce site dédié au recyclage des véhicules hors d’usage. L’entreprise y traite près de 9 000 véhicules par an et mise sur le réemploi des pièces pour développer une filière d’économie circulaire.

GPA fait parti des leaders du marché du réemploi automobile. – © Angers.Villactu.fr
L’image de la casse automobile encombrée de carcasses rouillées est loin de la réalité revendiquée par le groupe GPA. Depuis la reprise, en octobre 2024, de l’ancien site Debrito, aux Sablières à Écouflant, l’entreprise a engagé d’importants travaux de modernisation pour faire de cette unité un maillon de son réseau national de recyclage automobile.
9 000 véhicules pris en charge
« On ne parle plus de casse mais d’usine de recyclage », résume Johan Renaud, président-directeur général de GPA. Le groupe indique avoir investi deux millions d’euros afin de remettre le site aux normes, notamment en matière d’imperméabilisation des sols, et d’adaptation des installations aux nouveaux enjeux du secteur.
Aujourd’hui, 42 salariés travaillent sur ce site de six hectares. Chaque année, près de 9 000 véhicules hors d’usage, provenant de 35 départements de l’Ouest de la France, y sont pris en charge. Il s’agit de voitures et de motos accidentées, incendiées, immergées ou déclarées économiquement irréparables par les compagnies d’assurances.

Johan Renaud est le président-directeur général de l’entreprise familiale GPA. – © Angers.Villactu.fr
Après leur arrivée, les véhicules suivent un processus industriel en plusieurs étapes. Ils sont d’abord dépollués afin d’extraire les huiles, carburants et autres fluides, puis démontés pour récupérer les pièces susceptibles d’être réemployées. Les éléments de carrosserie, moteurs, boîtes de vitesses ou encore certains équipements sont contrôlés avant d’être photographiés, référencés et proposés à la vente aux professionnels comme aux particuliers.
« Nous leur donnons une seconde vie. Certaines peuvent reprendre la route après réparation, mais la majorité sont recyclées sur nos lignes de démontage », explique Johan Renaud.
Les carcasses sont ensuite acheminées vers une autre installation du groupe, près de Tours, où elles sont broyées afin de récupérer les métaux destinés aux aciéries françaises et européennes.

Jusqu’à 1 500 pièces de réemploi produites quotidiennement par l’entreprise. – © Angers.Villactu.fr
Adapter le recyclage à l’essor des véhicules électriques
L’arrivée des véhicules électriques modifie progressivement les méthodes de travail de la filière. Le traitement des batteries haute tension nécessite des procédures spécifiques et des équipements adaptés.
« Il y a un risque. C’est pourquoi on désolidarise la batterie de la carcasse. Gérer un véhicule électrique, c’est coûteux, compliqué et dangereux », souligne le dirigeant.
Le site d’Écouflant a ainsi été équipé pour prendre en charge ces nouveaux véhicules, mais aussi les deux-roues motorisés, afin de répondre à l’évolution du parc automobile.

Jusqu’à 150 000 pièces automobiles et motos sont stockées par GPA. – © Angers.Villactu.fr
« Chez GPA, on recycle 99,7 % d’un véhicule, soit sous forme de matière, soit sous forme de pièces, affirme Johan Renaud. La voiture est le bien de consommation le mieux recyclé aujourd’hui en France. »
Fondé il y a plus de soixante ans et basé à Livron-sur-Drôme, le groupe GPA dispose désormais de trois sites de production en France, à Livron-sur-Drôme, Écouflant et Pont-Sainte-Maxence. L’entreprise emploie environ 400 collaborateurs, traite 37 000 véhicules chaque année et revendique un chiffre d’affaires de 95 millions d’euros en 2025.

Les véhicules irréparables peuvent être valorisés à hauteur de 99,7 % de leur masse.- © Angers.Villactu.fr
Par Eline Vion.
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