« Les moyens pour endiguer les violences ne sont pas à la hauteur » : ils veulent faire entendre leur voix contre les violences sexistes et sexuelles
Société

« Les moyens pour endiguer les violences ne sont pas à la hauteur » : ils veulent faire entendre leur voix contre les violences sexistes et sexuelles

Ce lundi 7 septembre au matin, entre 150 et 200 personnes étaient rassemblées sur les marches du palais de justice, à Angers. Une date qui coïncide avec le début des travaux d’une commission spéciale à l’Assemblée nationale afin de travailler sur la proposition de loi intégrale sur les violences sexuelles, laquelle sera ensuite examinée en séance publique début octobre.

Entre 150 et 200 personnes étaient rassemblées devant le palais de justice – © Angers.Villactu.fr

Après les multiples affaires qui ont émaillé ces derniers mois, notamment le viol et le meurtre de la jeune Lyhanna, les mobilisations successives ont poussé le gouvernement à travailler sur une loi « intégrale » contre les violences sexistes et sexuelles. Ce lundi 7 septembre, elle arrive en commission à l’Assemblée nationale où elle sera discutée et amendée par les députés, avant d’être examinée en séance publique le mois prochain.

À Angers, ce lundi matin, entre 150 et 200 personnes ont répondu à l’appel de plusieurs associations, collectifs et du syndicat Solidaires 49 qui estiment que « les moyens pour endiguer ces violences ne sont clairement pas à la hauteur ».

Des moyens attendus

De nombreuses pancartes et banderoles étaient visibles – © Angers.Villactu.fr

Alicia était présente sur les marches du palais de justice dès 10 h 30 pour participer à cette nouvelle mobilisation. « Pour lutter contre ces violences, cela passe par de la prévention et de la sensibilisation, dès l’enfance. Quand il y a un passage à l’acte, la justice doit répondre présente », estime cette infirmière.

Le syndicat Solidaires 49, qui a notamment pris la parole, entend mettre la pression sur les pouvoirs publics durant l’examen de la loi. « Il faut surtout que des moyens soient mis pour appliquer de réelles mesures. Cette loi, même si elle n’est pas parfaite, serait une sacrée avancée », ajoute Clémentine, du syndicat Solidaires 49.

« La protection des enfants est l’affaire de tous »

De son côté, Lydie Cordray, du syndicat Sud Santé Sociaux, constate un manque de moyens dans le secteur médical et dans la protection de l’enfance : « Nous sommes un département où il y a eu de nombreuses affaires. Cependant, il y a toujours des manques. Il ne faut pas que toutes les affaires soient considérées comme de simples faits divers. »

À quelques mètres de là, Christine, adhérente de l’association Les Papillons, a également tenu à répondre présente. Pour cette ancienne enseignante, « la protection des enfants est l’affaire de tous ». L’association Les Papillons, qui aimerait se développer localement, agit à l’échelle nationale pour prévenir et détecter les violences faites aux enfants. Elle installe notamment des « boîtes aux lettres Papillons » dans les écoles, clubs sportifs et autres lieux fréquentés par les jeunes, où les enfants peuvent déposer un message pour signaler une situation de maltraitance ou exprimer une difficulté. Ces témoignages sont ensuite pris en charge afin que les situations préoccupantes puissent être identifiées et orientées vers les interlocuteurs compétents.

« Les collectivités locales ont les moyens d’intervenir et de mener des actions concrètes pour la sécurité des enfants », complète Christine. Les manifestants ont ensuite défilé jusqu’à la place du Ralliement.

Par Sylvain Réault.

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