
Le syndicat agricole a rencontré la Ministre de l’agriculture – © Archives Sacha Le Bras – Angers.Villactu.fr
À l’occasion de la visite d’Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire, ce mardi 1er septembre près d’Angers, la Confédération paysanne de Maine-et-Loire en a profité pour la rencontrer.
« Nous lui avons rappelé lors d’une rencontre la nécessité de l’enseignement agricole à former les futurs paysannes et paysans. Et il n’y aura pas de renouvellement des générations si on perd les paysannes et paysans en cours de route comme il est à craindre après l’été catastrophique que nous venons de subir », explique le syndicat.
Pour la Confédération paysanne de Maine-et-Loire, les annonces de la ministre, début août, sur les dispositifs d’aide qui seront mobilisés après les nombreuses canicules et leurs conséquences, ne sont pas suffisantes. « Ce sont les outils « classiques » qui laisseront des milliers de fermes sur le carreau. Que ce soit en local ou au national, nos propositions sont sur la table pour que le plan
d’aide national qui sera présenté le 3 septembre n’abandonne aucune ferme en difficulté sur le bord de la route », avance le syndicat.
Devant l’ampleur historique de de la crise, la Confédération paysanne demande « un plan du quoi qu’il en coûte pour l’agriculture ». Le syndicat réclame une aide directe par actif sur la ferme de 5 000 euros versée immédiatement, mais également « l’abaissement du seuil de déclenchement de l’Indemnisation de solidarité nationale (ISN) de 50 à 30 % et une prise en charge à 100 % des pertes ».
Il demande aussi une réforme du système d’assurance privé : « Un système injuste où moins de 20 % des paysans sont assurés. À la place, nous demandons la création d’un fonds mutuel et solidaire avec une contribution de tous les acteurs du monde agricole ». L’objectif affiché par le syndicat est de ne voir « aucune ferme disparaître ».
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