Grâce à l’acquisition de scanners, l’analyse des lames de verre issues des prélèvements de cellules et de tissus sera désormais facilitée au CHU d’Angers. Un gain de temps précieux, notamment dans le diagnostic de certains cancers.

Ces scanners doivent permettre de gager du temps dans le diagnostic de certains cancers – © Catherine Jouannet CHU Angers
Le CHU d’Angers, en lien avec le CH du Mans, vient de s’équiper de scanners capables d’analyser des lames de verre issues des prélèvements de cellules et de tissus. Auparavant, celles-ci étaient interprétées au microscope par les médecins pathologistes. Ces prélèvements peuvent avoir lieu dans le cadre de la prise en charge de cancers où une biopsie est réalisée afin de déterminer précisément le grade et d’orienter le traitement.
L’échantillon prélevé est confié à une équipe d’anatomocytopathologie, la spécialité médicale dédiée à l’étude des cellules et tissus des organes pour établir des diagnostics. « Souvent méconnue du grand public, cette étape est essentielle. Elle permet d’établir un diagnostic précis et de définir la stratégie thérapeutique, en lien étroit avec le médecin spécialiste de l’organe concerné », indique le professeur Marie-Christine Copin, cheffe du service pathologie cellulaire et tissulaire au CHU d’Angers.
Depuis le mois dernier, l’analyse ne se fait plus au microscope, mais sur écran après leur numérisation par des scanners de très haute résolution.
Un gain de temps
Le CHU d’Angers intervient parfois pour la relecture de cas, la formulation d’avis spécialisés ou le traitement de diagnostics complexes, provenant d’établissements de la région. Auparavant, lorsqu’un second avis était sollicité, les équipes hospitalières devaient composer avec des outils et des délais contraints. Les échanges se faisaient principalement par l’envoi postal des lames, générant un délai supplémentaire.
Désormais, les images sont accessibles et partagées en temps réel via une plateforme numérique sécurisée. La plateforme numérique intègre également des fonctionnalités d’échange entre professionnels, comme un système de messagerie instantanée. Les pathologistes peuvent ainsi partager facilement leurs observations, signaler des zones d’intérêt directement sur les images et obtenir des avis plus rapidement.
Pour le CHU d’Angers, ce projet représente un investissement de 1,377 million d’euros, avec le soutien de l’Agence régionale de santé des Pays de la Loire et de la Ligue contre le cancer.
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