Durant deux jours aura lieu aux Ponts-de-Cé la fête médiévale La Baillée des Filles. L’association PAZ (Projet Animaux Zoopolis), qui défend le bien-être animal pointe du doigt la présence de rapaces dans un spectacle.

L’association demande aux Ponts-de-Cé de ne plus accueillir d’animations avec des animaux sauvages – © PAZ
Ce mercredi 13 et jeudi 14 mai se tient aux Ponts-de-Cé la fête médiévale de la Baillée des Filles qui attire chaque année plusieurs milliers de personnes. L’association de défense des animaux PAZ (Projet Animaux Zoopolis) a écrit à la mairie et au comité des festivités pour dénoncer la présence de rapaces dans un spectacle.
« Les animaux ne sont ni des jouets ni des attractions »
« Les rapaces utilisés dans ces spectacles sont des animaux sauvages captifs et dressés. La captivité est incompatible avec les besoins des animaux sauvages. En effet, les rapaces nés en captivité ont le même patrimoine génétique que leurs congénères libres : ils ont donc les mêmes besoins. Les rapaces captifs sont des animaux sauvages d’un point de vue scientifique et d’un point de vue de la réglementation française. La domestication implique la sélection génétique sur des milliers de générations, ce qui n’est pas le cas pour les rapaces captifs. Les faucons doivent pouvoir voler plusieurs kilomètres par jour, qu’ils soient sauvages ou captifs. Privés dans leurs mouvements, attachés, il est fréquent de constater des stéréotypies (troubles du comportement) chez les animaux sauvages captifs, preuve d’un état d’anxiété chronique. Les animaux ne sont ni des jouets ni des attractions. Ils ne sont pas naturellement dociles et prompts à exécuter des numéros. Ils sont dressés afin de les soumettre. Ce passage obligé est extrêmement violent (les animaux sont privés de nourriture) et reste caché aux yeux du public. Il n’est plus acceptable que des animaux sauvages comme les rapaces soient captifs, dressés et enfermés à vie pour quelques minutes de « spectacle » », a écrit dans son courrier l’association.
Pour la cofondatrice de Paz, Amandine Sanvisens, « dresser des animaux sauvages nés en captivité et les exhiber, c’est de l’asservissement. Cela n’a plus sa place dans un divertissement. Transmettre l’histoire du Moyen Âge nécessite de rassembler le plus grand nombre, pas de créer un malaise ».
Contactée, la Ville des Ponts-de-Cé indique qu’elle « n’est pas organisatrice de la fête et ne décide donc pas du programme qui est réalisé par le comité des festivités ».
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