Le nombre de commerces vides continue d’augmenter à Angers
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Le nombre de commerces vides continue d’augmenter à Angers

Dans le centre-ville d’Angers, ces derniers mois ont été marqués par la fermeture de nombreuses boutiques, en particulier d’enseignes nationales. Si le taux de vacance commerciale à Angers reste inférieur à la moyenne nationale, il a augmenté de 30 % en six mois.

Camaïeu Foch - Magasin vide

Le local auparavant occupé par Camaïeu attend un repreneur depuis plusieurs années – © Archives Angers.Villactu.fr

Entre la concurrence du commerce en ligne, notamment porté par les grandes plateformes telles que Temu, Shein et AliExpress, celle des centres commerciaux, et la conjoncture économique, les centres-villes sont en souffrance. La ville d’Angers n’échappe pas à la tendance avec un taux de vacance commerciale de 7,9 % au 1er janvier 2026, soit une hausse de 30 % en seulement six mois. Un chiffre en deçà de la moyenne nationale qui s’établit à 11,6 % selon les derniers chiffres du bureau d’études Codata.

De nombreuses fermetures ces derniers mois

« À Angers, le taux de vacance commerciale était autour des 5 % il y a deux ans », rappelle Benoît Guilbeau, spécialisé en immobilier d’entreprise et locaux professionnels, mais également rapporteur de la commission commerce du Club immobilier Anjou.

En peu de temps, de nombreuses enseignes nationales ont baissé le rideau comme Claire’s, Jennyfer, IKKS, I-Code, Jules, Ekyog, One Step, Comptoir des Cotonniers ou encore Formul.

Pour autant le marché des locaux commerciaux n’est pas à l’arrêt. Selon l’Observatoire de l’immobilier d’entreprise en Maine-et-Loire réalisé par la Chambre de commerce et d’industrie (CCI), 12 835 m² de locaux commerciaux ont été commercialisés en 2025 dans l’agglomération angevine, contre 10 897 m² en 2024. Parmi ces locaux, 75 % étaient vides au moment de la transaction.

Des prix orientés à la baisse

« Nous continuons d’installer de belles enseignes, la ville reste attractive. Les porteurs de projet ont davantage de choix, et donc les prix ont tendance à baisser. Les commerçants indépendants font leur retour comme rue des Lices », constate Benoît Guilbeau.

En 2025, le secteur le plus représenté parmi les ouvertures était celui des services à la personne (coiffeurs, barbiers, assurances, courtiers, banques…).

Si de nouvelles fermetures de magasins sont attendues, comme Minelli et Celio, d’autres enseignes nationales sont amenées à s’installer prochainement dans l’hyper-centre. « Beaucoup de boutiques de prêt-à-porter ferment, mais paradoxalement, jamais autant de vêtements n’ont été achetés depuis deux ans. Les habitudes de consommation se sont déplacées vers les plateformes en ligne », note l’agent immobilier.

Par Sylvain Réault.

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