Depuis plusieurs jours, une large partie de la France connaît des températures extrêmement élevées pour la saison. Une situation qui est directement en lien avec le réchauffement climatique selon un météorologue.

L’épisode caniculaire doit persister encore plusieurs jours – © Adobe Stock
Depuis ce mardi 26 mai, le Maine-et-Loire, comme huit autres départements de l’Ouest de la France, est placé en vigilance orange en raison d’un épisode caniculaire particulièrement précoce.
Hier déjà, de nombreux records de chaleur pour un mois de mai sont tombés un peu partout en France. La station Météo-France d’Angers-Beaucouzé a enregistré jusqu’à 34,1 °C. Le précédent record de chaleur datait du 29 mai 1947 avec 32,8 °C.
Un autre record est tombé ce mardi matin avec la minimale la plus chaude pour un mois de mai. Météo-France a enregistré à Angers 18,8 °C. Le précédent record datait de 2017 avec 18,2 °C.
« Il n’y avait jamais eu de vigilance canicule aussi tôt dans la saison »
« C’est une situation exceptionnelle. Il n’y avait jamais eu de vigilance canicule aussi tôt dans la saison. La précédente avait été déclenchée le 19 juin 2025 où il avait fait 33,5 °C », rappelle Laurent Belsoeur, météorologue chez Météo-France.
Malheureusement, les températures devraient continuer d’augmenter jusqu’à vendredi, avec des températures pouvant atteindre localement 37 °C à l’ombre, soit 17 °C de plus que les normales saisonnières.
Pour le météorologue, l’impact du réchauffement climatique dans cet épisode ne fait pas de doute : « En seulement deux ans, de nombreux records de chaleur sont tombés dans le Grand Ouest. Des records sont battus de plus en plus régulièrement et tout au long de l’année. À contrario, il n’y a presque plus de records de froid. Le phénomène que nous connaissons est amené à se reproduire. »
L’épisode actuel, causé par le blocage d’un anticyclone et des vents venant du sud-est, pourrait durer jusqu’à samedi. « Les températures devraient légèrement baisser à partir de samedi après-midi. La fin de l’épisode est prévue dimanche », explique Laurent Belsoeur.
Comme l’indique sur le réseau social X l’ingénieur agronome et docteur en biologie Serge Zaka, ces températures ont également un impact direct sur l’environnement et la biodiversité : « Derrière les chiffres, il y a des conséquences concrètes : cultures échaudées en pleine phase sensible, mortalité accrue chez les oiseaux nichant sous les toitures, stress hydrique brutal pour les jeunes plantations, et des écosystèmes entiers soumis à une violence thermique totalement hors saison. »
Par Sylvain Réault.
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