Soutien à l’Ademe, dette en baisse, investissements… les échos du conseil d’agglo
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Soutien à l’Ademe, dette en baisse, investissements… les échos du conseil d’agglo

Lors du conseil communautaire de ce lundi 8 juin, les élus d’Angers Loire Métropole ont affiché leur soutien unanime à l’Ademe, menacée par un projet de réorganisation. Ils ont également débattu de la situation financière de la collectivité et validé plusieurs évolutions de l’offre de transports pour la rentrée.

Angers - Immobilier

Les élus d’Angers Loire Métropole se sont accordés sur plusieurs sujets. – © Fotolia

Parmi les nombreux dossiers examinés lors du conseil communautaire d’Angers Loire Métropole, ce lundi 8 juin, les élus ont affiché leur soutien unanime à l’Agence de la transition écologique (Ademe), dont le siège est installé à Angers. La séance a également été marquée par l’adoption du compte administratif 2025, qui fait apparaître une dette en recul, mais aussi des investissements en baisse pour la quatrième année consécutive. Les élus ont enfin validé plusieurs évolutions de l’offre de transports en commun qui entreront en vigueur à la rentrée prochaine.

Un front commun pour défendre l’Ademe

Sans surprise, le vœu de soutien à l’Ademe présenté par les élus du groupe Demain Angers a été adopté à l’unanimité. L’agence, installée dans le quartier du Lac-de-Maine et forte de 600 salariés à Angers, est directement concernée par un projet de réorganisation actuellement débattu au niveau national.

Les élus communautaires ont dénoncé un projet susceptible d’affaiblir un acteur jugé « essentiel dans l’accompagnement des collectivités et des entreprises en matière de transition écologique ». Gestion des déchets, sobriété énergétique, décarbonation de l’économie ou encore financement de projets locaux : l’Ademe intervient dans de nombreux domaines sur le territoire.

Romain Laveau a rappelé le rôle joué par l’établissement dans le financement des réseaux de chaleur de la Roseraie, de Belle-Beille et de Monplaisir, mais aussi dans le déploiement du tri des biodéchets ou l’accompagnement d’entreprises locales engagées dans leur transition environnementale.

« Nous avons besoin, pour traduire concrètement ces engagements, d’un bras armé. Et ce bras armé, c’est l’Ademe. Ce sont des ingénieurs qui traduisent concrètement ces objectifs en actions que peuvent déployer les collectivités, les entreprises et les particuliers », a souligné l’élu écologiste.

Le président d’Angers Loire Métropole, Christophe Béchu, a lui aussi apporté son soutien au vœu : « L’Ademe, c’est la défense de notre territoire, un soutien précieux des collectivités locales et un levier dont on a besoin », a-t-il déclaré avant d’ajouter : « Le coût de l’inaction est plus élevé que le coût de l’action. »

Une situation financière jugée « solide » par la majorité

De son côté, l’examen du compte administratif 2025 a donné lieu à des lectures différentes entre majorité et opposition. Pour l’exécutif communautaire, les résultats témoignent d’une bonne santé financière. L’épargne brute atteint 100 millions d’euros, un niveau qui permet, selon Anthony Lusson, vice-président chargé des finances, « de rembourser les emprunts tout en poursuivant les investissements. L’épargne brute est de 100 millions d’euros. Ils servent à quoi ? À rembourser nos emprunts et à investir dans notre territoire », a-t-il expliqué.

La majorité met en avant le dynamisme démographique et économique du territoire, Angers Loire Métropole gagnant environ 1 000 habitants par an et bénéficiant d’un tissu économique particulièrement dynamique. « Avec 21 % d’augmentation des emplois privés, nous avons été consacrés comme le territoire qui a créé le plus d’emplois en dix ans », a notamment avancé Anthony Lusson, citant les investissements récents de Scania, Foxconn ou encore Giffard. Christophe Béchu s’est également félicité de la baisse de la dette, qui diminue de cinq millions d’euros. Il s’agit de la troisième année consécutive sans augmentation de l’endettement de la collectivité.

Ces indicateurs positifs n’ont toutefois pas convaincu l’ensemble des élus. Pour Noam Léandri, du groupe Demain Angers, les recettes plus élevées que prévu auraient dû permettre d’investir davantage. L’élu pointe une baisse des investissements pour la quatrième année consécutive et estime que plusieurs projets annoncés n’ont pas été réalisés à la hauteur des prévisions.

« Les recettes ont été supérieures aux prévisions, les investissements réalisés sont restés en retrait par rapport aux engagements annoncés, a-t-il affirmé. Notre collectivité encaisse davantage, épargne davantage, mais investit moins que prévu. »

L’opposition garde également ses réserves sur la progression de la dette hors tramway : « Ce qui m’inquiète, c’est que la dette hors tram continue de progresser », a poursuivi l’élu. Face à ces critiques, Anthony Lusson a défendu « une gestion raisonnable » et des « investissements maîtrisés ».

Des évolutions pour les transports à la rentrée

Les élus ont par ailleurs validé plusieurs mesures concernant le réseau Irigo. À partir de septembre, les lignes structurantes circuleront jusqu’à 1 h du matin du lundi au samedi et bénéficieront de fréquences renforcées le dimanche.

Deux lignes de bus de nuit à la demande seront également créées, tandis qu’un service de transport spécifique vers la zone d’activités Océane sera expérimenté pour les salariés travaillant en horaires décalés.

Des évolutions largement soutenues par les élus, en dépit la hausse du ticket unitaire, qui passera de 1,60 € à 1,70 €, alors que les abonnements resteront inchangés.

Par Eline Vion.

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