Horaires élargis, service à la demande la nuit, offre renforcée le dimanche… des changements à venir sur le réseau Irigo
Transport

Horaires élargis, service à la demande la nuit, offre renforcée le dimanche… des changements à venir sur le réseau Irigo

À partir de septembre 2026, Angers Loire Métropole prévoit plusieurs évolutions du réseau Irigo. Les lignes structurantes circuleront plus tard en soirée, un service de nuit à la demande sera créé et la fréquence des bus sera renforcée le dimanche. Un nouveau dispositif destiné aux salariés en horaires décalés doit également voir le jour.

Irigo fait évoluer son offre à compter de septembre 2026. – © Angers.Villactu.fr

Angers Loire Métropole prévoit plusieurs évolutions de l’offre de transport du réseau Irigo à compter de septembre 2026. L’agglomération souhaite notamment étendre les horaires de circulation en soirée, créer un service de nuit à la demande à l’échelle de la ville d’Angers et renforcer la desserte les dimanches.

Ces annonces interviennent alors que la fréquentation du réseau poursuit sa progression. Après avoir atteint 40 millions de déplacements en 2019, avant la crise sanitaire, Irigo tombe à 27 millions en 2020. La fréquentation remonte ensuite progressivement pour retrouver puis dépasser son niveau d’avant-Covid : « En 2025, nous avons atteint les 44 millions de voyages. C’est un million de plus qu’en 2024 », se félicite Christophe Béchu, président d’Angers Loire Métropole et maire d’Angers.

Plus de transports la nuit

À partir de septembre 2026, les lignes de bus 1 à 4 ainsi que les lignes de tramway circuleront jusqu’à 1 heure du matin, contre minuit aujourd’hui.

L’agglomération prévoit également la création d’un service de nuit « à la demande », les nuits du jeudi au vendredi, du vendredi au samedi et du samedi au dimanche. Deux véhicules partiront respectivement de la place Lorraine et de Cœur de Maine à 1 h 30, 2 h 30, 3 h 30, 4 h 30 et 5 h 30. Le premier desservira les quartiers situés à l’est de la Maine, tandis que le second couvrira le secteur de la Doutre et les quartiers situés à l’ouest du fleuve. Les usagers devront indiquer leur destination à la montée et un itinéraire sera ensuite défini afin de les déposer au plus près de leur domicile.

« L’expérimentation sera mise en œuvre pour une première année avant un éventuel ajustement du service selon sa fréquentation, explique Christophe Béchu. Tout ce qui peut éviter à des personnes de rentrer seules à pied la nuit, en particulier des femmes, ou de reprendre leur voiture après une soirée, va dans le bon sens. Pouvoir être déposé au plus près de chez soi constitue un élément de sécurité supplémentaire. »

Une fréquence renforcée le dimanche

L’offre dominicale sera également revue sur les lignes 1 à 4. Un véhicule supplémentaire permettra de réduire l’intervalle entre deux passages.

« Sur les lignes 1, 2, 3 et 4, on va passer à un intervalle entre deux bus qui sera plutôt de l’ordre de 40 minutes que de 1 heure ou 1 heure 10 », précise le président de l’agglomération.

Une expérimentation pour les salariés des zones d’activités

Angers Loire Métropole mettra également en place un transport à la demande destiné aux salariés travaillant dans les zones d’activités de Saint-Barthélemy-d’Anjou et de l’Océane à Verrières-en-Anjou. « Nous allons mettre en place un service qui va permettre aux personnes travaillant dans l’industrie ou la logistique de bénéficier d’un dispositif adapté aux horaires décalés », explique Christophe Béchu.

Accessible sur réservation, ce service permettra de rejoindre les sites d’activité aux horaires de prise ou de fin de poste, notamment tôt le matin ou tard le soir. Les trajets seront réalisés à bord de véhicules de neuf places. « C’est un moyen de permettre à des personnes sans permis de conduire d’accéder à un emploi qu’elles auraient pu refuser faute de solution de transport », ajoute-t-il. Cette expérimentation pourrait par la suite, s’appliquer à d’autres zones d’activités de la ville.

Des abonnements maintenus au même tarif

Concernant les tarifs, les abonnements plein tarif, jeunes et solidaires resteront inchangés au 1er juillet 2026.

« Il y a deux stratégies possibles : diminuer les tarifs ou renforcer l’offre. Nous avons fait le choix d’investir dans l’offre de transport, indique Christophe Béchu. Nous avons donc choisi de geler les abonnements afin d’encourager les usagers réguliers et de préserver leur pouvoir d’achat. Il n’y a qu’un tarif qui bouge, c’est celui du ticket individuel. L’idée est d’inciter davantage les habitants à prendre un abonnement plutôt qu’à acheter des tickets à l’unité ». Ce dernier augmentera de 10 centimes, passant de 1,60 euro à 1,70 euro à partir de juillet 2026.

Parallèlement, le paiement sans contact continue de se développer. Selon les chiffres communiqués par l’agglomération, 65 % des trajets sont désormais réglés directement par carte bancaire. La validation de plusieurs voyageurs avec une même carte bancaire deviendra également possible, dans la limite de cinq personnes.

Par Eline Vion.

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