L’Université d’Angers se veut plus internationale et plus durable
Société

L’Université d’Angers se veut plus internationale et plus durable

Les 26 295 étudiants ont fait leur rentrée au sein de l’Université d’Angers. Elle entend mettre l’accent sur l’ouverture à l’international et la transition écologique.

Université d'Angers

Près de 26 300 étudiants ont fait leur rentrée – Université d’Angers.

Le Campus Day qui se tient ce jeudi 22 septembre sur le campus de Belle-Beille, avec pour thème la nature et l’environnement, donnera le coup d’envoi de cette nouvelle année scolaire pour les étudiants de l’Université d’Angers.

Une ouverture à l’international

Depuis cet été, l’Université d’Angers rejoint une université européenne avec huit autres partenaires (Extremadure en Espagne, Parme en Italie, Magdebourg en Allemagne, Wroclaw en Pologne, Evora au Portugal, Gävle en Suève, Carlow en Irlande, Oradea en Roumanie) baptisée EU Green. Ce consortium est doté d’une subvention de 14 millions d’euros, dont 1,6 million d’euros pour l’Université d’Angers, qui permettra notamment de renforcer la mobilité des étudiants et des personnels des universités.

« Nous voulons affirmer notre position européenne et participer à l’émergence de nouveaux modèles d’universités en Europe avec la création de diplômes conjoints, des actions de mobilités plus denses et plus larges et le développement de dynamiques de coopérations nouvelles en recherche et en formation », explique Françoise Grolleau, vice-présidente de l’UA en charge de l’international.

De nouvelles formations

Deux nouvelles formations orientées vers le développement durable sont proposées depuis cette rentrée. Un master « chef de produit responsable ». Il offre une spécialisation aux métiers dédiés au management des produits et services tout en prenant en considération leur impact sociétal et environnemental. Le second est un master « biodiversité, écologie et évolution ». Ce master forme des experts capables d’accompagner vers la transition des pratiques professionnels suivant des modèles de développement plus respectueux de l’environnement.

Rentrée 2022 Université d'Angers

De gauche à droite : Philippe Leriche, doyen de la Faculté des sciences, Sabine Mallet, vice-présidente Formation et vie universitaire, Christian Roblédo, président de l’Université et Adrien Maslet, vice-président étudiant – Angers.Villactu.fr

L’Université touchée par la crise énergétique

« Nous n’avons pas attendu la crise en Ukraine et la canicule de cet été pour nous préoccuper des problématiques énergétiques », indique Christian Roblédo, président de l’Université d’Angers. Les travaux réalisés ces dernières années ont permis à l’Université de réduire de 18 % ses consommations d’énergie. Malgré ces efforts, la hausse des prix de l’énergie devrait entraîner une augmentation de la facture énergétique de 1,25 millions d’euros. La facture d’électricité devrait elle s’envoler (+71 %).

L’Université prépare un plan de continuité d’activité afin de faire face à une situation de délestage cet hiver. Dans le même temps, le chauffage sera lancé plus tard que les années précédentes, la température sera diminuée de 1°C et les appareils numériques seront mis en veille. Ouverte habituellement durant les vacances de Noël, l’Université fermera l’intégralité de ses bâtiments cette année pour faire des économies. « Nous ne voulons pas qu’il y ait d’impact pour les étudiants », insiste Christian Roblédo.

6 000 nouveaux étudiants

L’Université d’Angers accueille cette année 6 000 nouveaux étudiants, soit un total de 26 295. Un chiffre en légère baisse par rapport à l’année précédente. « On note cette année les effets de la démographie qui entre dans une phase moins exponentielle concernant les 18/25 ans », souligne Sabine Mallet, vice-présidente Formation et vie universitaire.

Une pénurie de logements toujours présente

Depuis quatre années maintenant, les étudiants rencontrent de nombreuses difficultés pour se loger à Angers. « On avait la sensation que la problématique du logement pour cette rentrée serait moins présente que l’année dernière avec les nouvelles résidences étudiantes. Les retours que nous avons montrent que ce n’est pas vraiment le cas. Il y a encore des étudiants qui sont en difficulté », précise Laurent Bordet, vice-président à la vie des campus.