La préfecture de Maine-et-Loire a réuni, vendredi 14 août, la cellule départementale sécheresse afin de faire le point sur les conséquences des fortes chaleurs et du manque d’eau sur les exploitations agricoles. Plusieurs filières font état de baisses de rendement et des enquêtes sont en cours pour évaluer les pertes.

La sécheresse et les épisodes caniculaires ont fortement impacté les exploitations agricoles. – © Sacha Le Bras – Angers.Villactu.fr
La situation des exploitations agricoles du Maine-et-Loire reste suivie par les services de l’État et la Chambre d’agriculture. Le préfet François Pesneau a réuni, le 14 août dernier, la cellule départementale sécheresse avec Alexia Cantin et Alain Denieulle, vice-présidents de la Chambre d’agriculture de Maine-et-Loire. Cette rencontre intervient après un premier point réalisé avec la profession agricole le 21 juillet.
La réunion devait permettre de faire un état des lieux des conséquences de la canicule et de la sécheresse sur les différentes productions du département, mais aussi d’examiner les mesures déjà engagées et celles qui pourraient l’être dans les prochaines semaines.
Des rendements affectés dans plusieurs filières
Selon la préfecture, « beaucoup de filières ont fait état de conséquences significatives sur les rendements ». Des enquêtes ont déjà été menées sur le terrain et d’autres sont actuellement en cours afin d’évaluer plus précisément les pertes.
Les services de l’État travaillent avec la Chambre d’agriculture de Maine-et-Loire pour établir cette évaluation. En fonction de l’ampleur des dommages, plusieurs dispositifs peuvent être mobilisés. Les exploitants peuvent notamment s’appuyer sur leur système assurantiel. Pour les pertes les plus importantes, l’État peut également recourir à l’indemnité de solidarité nationale (ISN).
Cette réunion a également permis d’aborder les situations de mal-être agricole, dans un contexte où les difficultés économiques peuvent s’ajouter aux conséquences des conditions météorologiques.
Une aide pour l’achat d’engrais
Plusieurs formes de soutien sont déjà prévues pour les exploitations agricoles. Parmi elles figure une aide à l’achat d’engrais minéraux azotés simples. La préfecture indique que leur coût a « significativement augmenté du fait de l’augmentation du prix des énergies fossiles ».
Le dispositif concerne les achats réalisés entre le 1er juin et le 30 septembre. L’aide est fixée à 50 euros par tonne et peut atteindre 70 euros par tonne pour les agriculteurs dont les engrais représentent plus de 10 % des charges.
L’accompagnement associe notamment l’État, la Chambre d’agriculture et la Mutualité sociale agricole (MSA).
La Chambre d’agriculture annonce un accompagnement des exploitants
Les représentants de la Chambre d’agriculture ont, de leur côté, indiqué que l’organisme était « à l’écoute des exploitants agricoles » dans ce contexte. Il doit notamment recenser les difficultés rencontrées et proposer un accompagnement technique aux exploitations.
L’objectif affiché est d’aider les agriculteurs à déterminer les choix les plus adaptés face aux conséquences de la canicule et de la sécheresse.
De son côté, le préfet a assuré aux représentants de la profession agricole du soutien de l’État et de sa volonté de « poursuivre un suivi collectif de la situation afin de mettre en œuvre les actions nécessaires au regard des difficultés rencontrées ».
Des propositions transmises au ministère
Les constats établis lors de la réunion et les propositions formulées par la cellule départementale doivent désormais être transmis à la ministre de l’Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire.
Ces éléments doivent contribuer à l’élaboration du plan national d’accompagnement « Canicule, Sécheresse, Incendie », dont les contours doivent être précisés à la rentrée.
La préfecture n’a, à ce stade, pas communiqué d’estimation globale des pertes agricoles enregistrées dans le département. Les enquêtes actuellement menées doivent permettre d’en préciser l’ampleur.
