Ce jeudi 22 janvier, les députés vont débattre à l’Assemblée nationale d’une proposition de loi visant à autoriser certains commerces à ouvrir le 1er mai, seul jour férié et chômé en France. Une intersyndicale de Maine-et-Loire appelle les députés à voter contre.

Les boulangers sont plutôt favorables à cette mesure – © Adobe Stock
Les députés vont examiner ce jeudi 22 janvier sur un texte de loi permettant à certains commerces d’ouvrir leurs portes le 1er mai, seul jour férié et chômé en France. Présenté par la droite et déjà adopté par le Senat, le texte vise à autoriser « des commerces de bouche de proximité » comme les boulangeries, pâtisseries, primeurs, boucheries, fleuristes et établissements culturels à accueillir des clients le 1er mai.
« L’idée ce n’est pas de faire travailler plus de personnes mais de vraiment sécuriser juridiquement ce qui se faisait traditionnellement », a indiqué à l’AFP le rapporteur de la proposition de loi, Thibault Bazin (LR), député de Meurthe-et-Moselle.
Dans le Maine-et-Loire, une intersyndicale composée de la CGT, CFDT, Force Ouvrière, CFE-CGC, CFTC et FSU demandent aux députés de ne pas voter la loi. « Cette proposition de loi, soumise au vote d’une niche parlementaire le 22 janvier, remettrait en cause ce jour de repos rémunéré pour l’ensemble des salariés. Le projet d’établir une liste d’établissements visés, constitue une première brèche et remet en cause la précieuse exceptionnalité du 1er mai. Or, à chaque fois, qu’un principe est remis en cause, la dérogation s’étend progressivement à toutes et tous », craint l’intersyndicale.
Pour les syndicats « le travail le dimanche en est l’illustration. Une fois le travail généralisé ce jour-là, les majorations n’ont plus lieu d’être. Quant au « volontariat », ajouté pour rassurer, il n’existe pas réellement du fait du lien de subordination inhérent au contrat de travail, d’autant plus dans les TPE. Comme pour le dimanche, les employeurs obligeront les salariés à travailler le 1er mai sous peine de licenciement, ou de non- recrutement pour les nouveaux salariés ».
« Cette journée fériée doit rester exceptionnelle car elle commémore les luttes pour les droits des travailleuses et travailleurs, depuis les manifestations mortelles, notamment en France avec la fusillade sanglante de travailleurs à Fourmies le 1er mai 1891. Remettre en cause le principe de cette journée, c’est remettre en cause plus de 100 ans d’histoire de lutte sociale », concluent les syndicats.
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