Immobilier : les prix en forte hausse dans le Maine-et-Loire
Economie

Immobilier : les prix en forte hausse dans le Maine-et-Loire

Les prix de vente de logements anciens ont augmenté en 2019 de 2,5 % dans le Maine-et-Loire indique l’Agence départementale pour l’information sur le logement (Adil).

Angers - Immobilier

Toute personne cherchant à acheter dans le département a remarqué la difficulté à trouver un bien et une nette augmentation des prix. Dans sa note de conjoncture du mois de décembre, l’Agence départementale pour l’information sur le logement (Adil), confirme la hausse des prix de l’immobilier dans le Maine-et-Loire.

Une hausse des prix de 2,5 %

Le prix de vente médian des maisons T5 s’établit à 176 000€ net vendeur en Maine-et-Loire (198 700 € avec les frais d’agence et de notaire). Naturellement, les prix les plus élevés sont atteints dans l’agglomération angevine avec 225 000€ net vendeur (soit 253 500€ TTC) et ceux les plus bas sur Anjou Bleu Communauté avec 133 000€ (soit 150 800€ TTC), ce qui représente un écart de presque 70% entre les deux intercommunalités.

Les prix des maisons ont augmenté de 2.5% en 2018 et la tendance s’intensifie (+1.3% en 2017 et +0.6% en 2016). Après quatre années de hausses consécutives, la progression des prix s’élève à 5% depuis 2014 (+8.000€) et jusqu’à 9% sur le pôle d’Angers (+17.000€).

« Ces évolutions restent toutefois largement inférieures à celles subies par le département dans les années 2000 dont la hausse moyenne annuelle s’élevait à 7%. Margé tout, les prix actuels tendent vers leur plus haut niveau historique sur 20 ans », précise l’Adil.

La ville d’Angers concentre les ventes d’appartements

Logiquement, la ville d’Angers prédomine le marché des appartements avec 73% des ventes du département, contre seulement 9% pour les maisons. Les appartements les plus vendus sur Angers sont les T2 avec 540 ventes l’année passée, au prix médian de 90 000€ net vendeur en 2019 (soit 102 600€ TTC) pour une superficie de 48 m². Viennent ensuite les T3 avec 527 ventes, au prix de 125 000€ net vendeur (soit 141 700€ TTC) pour une superficie de 67 m².

Les volumes de transactions explosent

En progression depuis quatre ans, les volumes de transactions affichent un boom de 46% entre 2014 et 2018, portant le score du département à 10 400 ventes de logements anciens en 2018, soit une moyenne de 200 transactions chaque semaine.

« L’année 2018 enregistre toutefois une croissance modérée de 3%, probablement freinée par la hausse des prix », indique l’Adil.

En cinq ans, 45 000 logements ont été vendus, ce qui correspond à 14% des logements existants.

En 2018, il s’est vendu 2,6 fois plus de logements anciens qu’il ne s’est construit de nouveaux logements.

« Cette tendance en faveur du neuf provient d’un fort rebond des constructions d’appartements en 2018, dont la maison neuve n’a pas bénéficié. La progression des mises en chantier d’appartements fut cependant de courte durée et provient de l’anticipation des dépôts de permis de construire avant la suppression du dispositif d’investissement locatif Pinel en Maine-et-Loire intervenue l’année précédente. Précisons que la ville d’Angers bénéficie à nouveau du dispositif Pinel depuis juillet 2019, grâce à son reclassement en zone B1 », conclut l’Agence départementale pour l’information sur le logement.

  • Pierre

    Le problème c’est que les constructions sont très faibles sur Angers, donc naturellement les prix augmentent assez rapidement face à la pénurie. Comme construire en hauteur à Angers est un drame absolu, on arrivera difficilement à régler le problème de l’étalement urbain dans les années à venir.