Au CHU d’Angers, des soignants de pédiatrie et de maternité alertent sur le manque d’effectifs
Santé

Au CHU d’Angers, des soignants de pédiatrie et de maternité alertent sur le manque d’effectifs

Réunis aux côtés du syndicat Force ouvrière, une quarantaine d’agents de pédiatrie et de maternité du CHU d’Angers ont alerté leur direction sur des difficultés de remplacement qu’ils jugent préoccupantes. Les urgences pédiatriques annoncent un mouvement de grève à compter du 26 juin.

Une quarantaine d’agents de pédiatrie et de maternité du CHU d’Angers se sont rassemblés jeudi 18 juin. – © DR

Une quarantaine de soignants des services de pédiatrie et de maternité du CHU d’Angers se sont mobilisés jeudi 18 juin aux côtés du syndicat Force ouvrière (FO) pour réclamer davantage de remplacements et de renforts en vue de l’été. Représentant sept services du pôle Femme-Mère-Enfant, ils ont été reçus par la direction. À l’issue de cette mobilisation, les auxiliaires de puériculture des urgences pédiatriques ont annoncé leur intention de se mettre en grève à partir du 26 juin.

Selon FO, plusieurs équipes alertent la direction depuis plusieurs semaines sur les difficultés de remplacement des arrêts de travail et des congés estivaux. La néonatalogie avait notamment adressé un courrier en ce sens le 22 avril.

Le syndicat évoque notamment « un manque de remplacements des arrêts de travail, parfois depuis plusieurs mois », ainsi qu’un « manque de remplacements d’été ». Le syndicat affirme également avoir alerté la direction au mois de mai sur des situations comparables dans plusieurs autres services.

D’après l’organisation syndicale, plusieurs réunions ont ensuite eu lieu avec la direction des ressources humaines, sans aboutir à des solutions jugées satisfaisantes par les équipes concernées. FO estime que les difficultés de recrutement avancées par l’établissement ne permettent pas de répondre aux besoins exprimés par les soignants.

Des effectifs « à flux tendu »

Le syndicat dénonce également certaines mesures d’organisation du travail mises en place pour faire face aux tensions sur les effectifs. Il affirme que des agents se voient demander de renoncer à des journées de RTT, de reporter des repos liés au temps partiel ou encore de modifier leurs horaires avec un préavis réduit. FO évoque aussi des plannings prévoyant jusqu’à quatre week-ends travaillés consécutivement.

Dans son communiqué, l’organisation syndicale estime que les effectifs fonctionnent déjà « à flux tendu » et que chaque absence supplémentaire peut fragiliser l’équilibre des services concernés. Les équipes soulignent que ces unités accueillent notamment des enfants nécessitant des soins d’urgence ou une hospitalisation, ainsi que des femmes enceintes et de jeunes mères.

Une délégation composée de douze agents a été reçue par la direction jeudi après-midi. Les représentants du personnel ont notamment demandé « l’augmentation des remplacements d’arrêt au un pour un », un renforcement des remplacements estivaux ainsi qu’une augmentation des effectifs au sein des équipes de remplacement.

Estimant les réponses apportées insuffisantes, les auxiliaires de puériculture des urgences pédiatriques ont décidé d’engager un mouvement de grève à partir du vendredi 26 juin. À ce stade, la direction du CHU d’Angers n’a pas communiqué publiquement sa position sur les revendications formulées par les agents.

 

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