Les salariés de la clinique de l’Anjou à Angers ont repris le travail ce mercredi 17 juin après six jours de mobilisation. Faute d’accord sur leurs principales revendications salariales, les grévistes ont accepté les dernières propositions de la direction.

Plus de 200 salariés ont participé à la mobilisation au cours du mouvement. – © DR
Le mouvement de grève engagé depuis le 9 juin à la clinique de l’Anjou a pris fin ce mercredi 17 juin. À l’issue de plusieurs jours de négociations avec la direction dans le cadre des négociations annuelles obligatoires, le syndicat Force ouvrière (FO), à l’origine de la mobilisation, a annoncé accepter les dernières propositions formulées par l’établissement. Durant ces six jours, plus de 650 interventions et hospitalisations ont dû être déprogrammées.
« On ne pouvait pas sortir de six jours de grève sans rien »
Depuis le début du mouvement, les salariés mobilisés réclamaient notamment une augmentation de 100 € nets par mois, ainsi que la mise en place d’un treizième mois pour l’ensemble du personnel. Des revendications que la direction a refusé de satisfaire.
Les discussions sont restées concentrées sur l’évolution de la grille salariale et des dispositifs liés à l’ancienneté : « La direction et les syndicats sont restés cantonnés sur la grille de salaire », explique Armelle Champagne, déléguée syndicale FO.
Au terme des négociations, plusieurs ajustements ont néanmoins été obtenus : « Une enveloppe supplémentaire de 96 000 € a été accordée sur le dispositif existant, accompagné d’une revalorisation de 0,50 % à chaque niveau de la grille d’ancienneté. Certaines fonctions bénéficient également d’évolutions spécifiques, notamment dans le secteur de l’endoscopie, avec des revalorisations comprises entre 35 et 50 € bruts », décrit la déléguée syndicale.
Le syndicat a donc choisi de signer les accords proposés par la direction malgré l’écart persistant entre les revendications initiales et les mesures finalement retenues : « On ne pouvait pas sortir de six jours de grève sans rien », souligne Armelle Champagne.
Au-delà des questions salariales, les représentants du personnel ont en effet alerté durant le conflit sur les difficultés rencontrées par les équipes de soins et sur le manque de personnel dans plusieurs services. Des recrutements sont annoncés pour la rentrée de septembre, tandis que le syndicat souhaite la mise en place d’un suivi régulier des indicateurs liés aux conditions de travail.
Malgré la fin du mouvement, FO assure vouloir rester mobilisé : « Nous resterons vigilants quoi qu’il en soit », affirme Armelle Champagne.
Par Eline Vion.
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