À Angers, le cabinet d’avocats Lexcap fête ses 100 ans d’existence
Economie

À Angers, le cabinet d’avocats Lexcap fête ses 100 ans d’existence

Fondé à Angers en 1926 par Jean Beucher, le cabinet d’avocats Lexcap fête cette année ses 100 ans. Un siècle au cours duquel les évolutions ont été nombreuses, avec notamment un développement dans le Grand Ouest.

Pierre Laugery et Flavien Meunier, cogérants du cabinet d’avocats Lexcap – © Angers.Villactu.fr

Présenté aujourd’hui comme l’un des plus anciens cabinets d’avocats indépendants en France, le cabinet Lexcap, qui compte désormais plus d’une centaine de collaborateurs, dont une cinquantaine d’avocats et juristes, fête cette année ses 100 ans d’existence.

Cette longue histoire a été initiée par Jean Beucher qui s’est installé en tant qu’avocat avenue Pasteur, à Angers, en 1926, avant de déménager en 1954 dans une grande demeure rue de Quinconce. C’est encore à ce jour, dans ce bâtiment, qu’une soixantaine de personnes du cabinet d’avocats travaillent, à quelques minutes à pied du palais de justice d’Angers.

Un développement dans le Grand Ouest

Dans les années 1970, le cabinet s’est agrandi avec l’arrivée de Christian et Patrick Beucher, fils du fondateur. Après des fusions au cours des 1990 et une première implantation à Saumur, le cabinet s’est rapproché de cabinets parisiens dans les années 2000. Il a fallu attendre 2012 et une implantation à Rennes pour que le cabinet prenne le nom de Lexcap.

Depuis, le cabinet angevin a poursuivi son développement en ouvrant des bureaux à Nantes et Dinan. Si aujourd’hui, la troisième génération de la famille Beucher fait toujours partie du cabinet, ce dernier compte vingt associés.

« Nous avons un héritage. Nous sommes un cabinet familial et on veut le rester, tout en prenant une dimension entrepreneuriale », expliquent Pierre Laugery et Flavien Meunier, cogérants de la société d’avocats Lexcap qui réalise un chiffre d’affaires de 11 millions d’euros.

Moins connu du grand public que certains cabinets angevins, Lexcap travaille davantage auprès de chefs d’entreprises et de décideurs publics, même s’il se veut être un cabinet généraliste, avec quelques spécialités, notamment le droit équin, des compléments alimentaires et du sport.

Quelle place pour l’intelligence artificielle ?

Après les activités de conseil, de contentieux et de formation, Lexcap s’est récemment ouvert à la médiation avec deux avocates médiatrices. « C’est une manière de régler les litiges qui se développe de plus en plus », note Pierre Laugery.

Il faut dire qu’en 100 ans, le métier a fortement évolué. Il doit notamment s’adapter à l’émergence récente de l’intelligence artificielle. « Il ne s’agit pas de répondre à notre place, mais plutôt de nous accompagner dans les recherches et nous simplifier le quotidien. Ces outils technologiques doivent être des alliés plutôt que des ennemis », soulignent les deux cogérants.

Par Sylvain Réault.

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