Ce samedi 6 juin, les Salons Curnonsky accueilleront un événement mêlant seconde main, vinyles et street art, porté par la friperie Zacco à l’occasion de leur troisième anniversaire.

Les gérants de la friperie Zacco, Mélanie Dedieu et Éric Mérand, ainsi que les street artistes Akomaux et Kgoot, seront présents aux Salons Curnonsky ce week-end. – © Angers.Villactu.fr
Trois ans après avoir lancé leur activité, Éric Mérand et Mélanie Dedieu voient les choses en grand. Le couple, à la tête de la friperie Zacco, investira ce samedi 6 juin les Salons Curnonsky, place Maurice Sailland à Angers, pour une journée placée sous le signe de la pop culture.
De 10 h à 19 h, les visiteurs pourront chiner des vêtements de seconde main, parcourir des milliers de vinyles, découvrir des créations issues de l’upcycling et échanger avec plusieurs street artistes locaux.
Pour les fondateurs de la friperie, l’événement s’inscrit dans la continuité d’une démarche engagée depuis leurs débuts : « On voulait quelque chose qui soit local, qui nous ressemble, explique Éric Mérand. Que ce soit pour la friperie ou pour le street art, il y a un côté inclusif. Tout le monde peut se les approprier et créer quelque chose d’unique. »
Une rencontre entre plusieurs univers
L’idée est née à l’automne dernier. Après avoir pris contact avec plusieurs street artistes angevins, les organisateurs ont progressivement construit un réseau de participants autour de valeurs communes : la création, le recyclage et l’accessibilité.
« Il y avait des fils conducteurs entre nos deux pratiques. Ils font souvent de l’upcycling, nous aussi. On s’est rendu compte qu’il y avait plein d’affinités et que nos univers fonctionnent bien ensemble », poursuit Éric Mérand.
Aux côtés de la friperie Zacco, le public retrouvera Palace Records, qui proposera plus de 10 000 vinyles à la vente, ainsi que Chloé, créatrice de Tartoche, spécialisée dans l’upcycling textile. Côté restauration, Y a pas l’feu et La Cabane des Gourmands.es assureront une offre pensée pour tous les publics, avec des propositions sucrées ou salées, végétariennes ou non, mais aussi sans gluten.
Le street art comme fil rouge
Sept artistes composeront l’affiche de cette première édition : Waldo, JulyBubble, Kgoot, BoteroPop, Akomaux, GG et Art_no_B. Certains seront présents toute la journée pour échanger avec les visiteurs, tandis que d’autres exposeront leurs œuvres.
Pour Fabrice Le Peutrec, alias Kgoot, le projet fait écho à sa propre démarche artistique. Également photographe, il s’est fait connaître grâce à des coquilles d’escargots peintes dans l’espace urbain. Samedi, il présentera notamment des créations réalisées à partir d’anciens vinyles. Plus que la technique, l’artiste espère susciter l’inspiration : « Si quelqu’un rentre chez lui après cette journée et se dit : “J’ai envie de créer”, alors c’est gagné. »
Même vision du côté de Jean-Philippe, connu sous le nom d’Akomaux, dont le travail repose essentiellement sur les mots et les jeux de langage. « J’aime les mots, les casser, les décomposer, leur donner un nouveau sens », explique-t-il. Pour lui, cette journée est aussi l’occasion de montrer une autre image du street art : « J’aimerais que les gens retiennent que l’art est ouvert à tous. Il n’est pas élitiste. »
Une première édition appelée à se renouveler
Cet anniversaire marque également une étape importante pour la friperie Zacco. Créée en 2023, l’enseigne a progressivement développé ses activités à travers des événements, des partenariats associatifs et des actions menées dans plusieurs quartiers angevins.
Les organisateurs revendiquent autant une approche sociale qu’économique : « On a commencé sous un parasol, sous la pluie et le vent, sourit Mélanie Dedieu. Trois ans après, on peut être fiers de ce que l’on a accompli. Cet événement nous permet aussi de voir que les valeurs que l’on porte au quotidien sont également partagées. »
Au-delà des ventes et des expositions, les organisateurs espèrent surtout offrir une parenthèse dans le week-end des visiteurs. « Ce que l’on souhaite, c’est que chacun ressorte un peu émerveillé », résume Éric Mérand.
L’événement pourrait d’ailleurs connaître une suite. Une nouvelle date est déjà envisagée pour 2027, même si les organisateurs préfèrent attendre le bilan de cette première édition avant de dévoiler leurs projets.
Par Eline Vion.
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