Un professeur angevin va conduire deux programmes de recherche en lien avec la mission spatiale de l’astronaute française Sophie Adenot
Actualités

Un professeur angevin va conduire deux programmes de recherche en lien avec la mission spatiale de l’astronaute française Sophie Adenot

Marc-Antoine Custaud, professeur à l’Université et au CHU d’Angers, profitera de la mission vers la Station spatiale internationale (ISS) de l’astronaute française Sophie Adenot pour mener des programmes de recherche.

Marc-Antoine Custaud (à droite) va mener deux programmes de recherche – © DR

Initialement prévu ce mercredi 11 février à 6 heures du matin (heure locale), le décollage de Sophie Adenot a été repoussé de vingt-quatre heures, en raison de mauvaises conditions météo. La Française, accompagnée de deux Américains et d’un Russe, doit séjourner neuf mois à bord de la Station spatiale internationale.

Ce séjour dans l’espace sera notamment l’occasion de mener diverses expériences scientifiques et médicales, dont les expériences Physio-Tool et Echo-Bones. Développé avec le Centre national d’études spatiales (Cnes), Physio-Tool se présente sous la forme d’un petit boitier qui va enregistrer les paramètres cardiovasculaires et neurosensoriels de Sophie Adenot, mais aussi sa respiration, ou encore son activité musculaire.

L’analyse de ces données permettra notamment de mieux comprendre les conséquences de la suppression des effets de la gravité sur la régulation cardiovasculaire. « Le vivant a évolué avec la gravité et la régulation cardiovasculaire est intimement liée à cette force », explique le Pr Marc-Antoine Custaud, néphrologue et physiologiste, spécialiste de médecine environnementale.

L’expérience servira aussi à recueillir des informations sur les grands sédentaires et les personnes alitées pour raison médicale.

Le professeur à l’Université et au CHU d’Angers coordonnera également un deuxième programme de recherche baptisé Echo-Bones. Il vise à mettre au point une technique d’échographie qui permette de « visualiser ce qui se passe dans l’os, de mesurer sa structure et d’observer le déplacement du sang ». L’objectif est d’en apprendre davantage sur les troubles osseux, dont tous les astronautes ne récupèrent pas complètement après leur mission.

 

Suivez toute l’actualité locale en vous abonnant à nos newsletters.