Le Bioparc de Doué-la-Fontaine accueille ce mardi 23 juin un nouvel okapi. Âgé de trois ans, Likasi rejoint le sanctuaire de l’espèce aux côtés d’Obasi, déjà présent sur le site. Une arrivée qui s’inscrit dans le programme européen de conservation de ce mammifère rare, menacé dans son milieu naturel.

Du haut de ses trois ans, ce jeune okapi prénommé Likasi, rejoint le Bioparc de Doué-la-Fontaine ce mardi 23 juin. – © DR
Le Bioparc de Doué-la-Fontaine accueille ce mardi 23 juin un nouvel occupant au sein de son sanctuaire des okapis. Baptisé Likasi, ce jeune mâle né en octobre 2022 au Zoo du Bassin d’Arcachon rejoint l’établissement saumurois dans le cadre du programme européen d’élevage de l’espèce.
Âgé de trois ans, l’animal prend la route dans la matinée avant d’arriver à Doué-la-Fontaine en fin d’après-midi. Il partage désormais son espace avec Obasi, le mâle actuellement hébergé au Bioparc, âgé de 15 ans, ainsi qu’avec plusieurs autres espèces africaines présentes dans le sanctuaire, parmi lesquelles des cercopithèques à tête de hibou, des rolliers à ventre bleu, des ibis tantales et des dik-diks.
« Cette arrivée s’inscrit dans le cadre des recommandations du coordinateur européen du programme d’élevage de l’espèce (EEP). Âgé de seulement trois ans, Likasi représente un nouvel espoir pour l’avenir de la population européenne d’okapis. Son jeune âge permettra, à terme, de rechercher plus facilement une femelle compatible à la fois sur le plan génétique et en adéquation avec sa tranche d’âge », indique le Bioparc.
Une espèce rare et menacée
Souvent surnommé le « fantôme des forêts », l’okapi figure parmi les mammifères les plus rares au monde. Bien qu’il présente des rayures rappelant celles du zèbre, il est en réalité le plus proche parent vivant de la girafe.
L’espèce vit exclusivement dans les forêts tropicales humides de la République démocratique du Congo. Discret et difficile à observer dans son milieu naturel, l’okapi possède plusieurs particularités biologiques. Les jeunes naissent notamment avec leur robe définitive et passent leurs premières semaines de vie cachés dans la végétation afin d’échapper aux prédateurs.
Classé « En danger » sur la Liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), l’animal est confronté à plusieurs menaces, parmi lesquelles la déforestation, l’exploitation minière et le braconnage, qui fragilisent progressivement son habitat naturel.
Au-delà de l’accueil d’animaux dans le cadre des programmes d’élevage européens, le Bioparc affirme soutenir des actions de conservation sur le terrain.
« Face à ces menaces, le Bioparc s’engage concrètement en versant chaque année 5 000 € à l’« Okapi Conservation Project », une association qui conduit une vaste réserve naturelle en République démocratique du Congo. Ses 110 gardes protègent les okapis du braconnage tout en accompagnant les populations locales à travers des actions en faveur de l’agriculture, de la santé et de l’accès à l’eau potable », affirme le Bioparc.
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