Après une année noire sur les routes du Maine-et-Loire, le préfet a décidé de renforcer les sanctions en matière de sécurité routière. Un nouveau barème de sanctions administratives entrera en vigueur dès ce samedi 10 janvier 2026.

Les forces de l’ordre pourront sanctionner plus durement les conduites à risque – © Archives Angers.Villactu.fr
Avec 46 morts et 821 blessés sur les routes du département en 2025, les chiffres de la sécurité routière ont été particulièrement mauvais l’année passée. « Nous constatons depuis deux ans que les comportements se relâchent sur les routes », souligne Éric Bouillard, procureur de la République d’Angers, qui a annoncé ce vendredi matin, avec le préfet de Maine-et-Loire, François Pesneau, un renforcement des sanctions contre les comportements à risque au volant.
À partir de ce 10 janvier 2026, un nouveau barème de sanctions administratives entrera en vigueur dans le Maine-et-Loire. « Il était jusqu’ici plutôt clément dans notre département », note François Pesneau. Les suspensions de permis pourront durer plus longtemps, « notamment en matière d’alcoolémie ». En ce qui concerne les grands excès de vitesse, « il y aura une suspension de permis systématique de six mois minimum, ce qui n’était pas le cas par le passé ».
L’usage du téléphone portable au volant est également dans le viseur des autorités, avec des suspensions de permis plus importantes. « Son non-usage n’est visiblement pas encore rentré dans les mœurs », remarque le préfet qui espère que ces nouvelles mesures « vont marquer les esprits ».
Des sanctions plus sévères pour les grands excès de vitesse

Le préfet de Maine-et-Loire a annoncé la mise en place d’un nouveau barème de sanctions administratives – © Angers.Villactu.fr
Le durcissement de ce barème s’accompagne d’un renforcement au plan national de la politique pénale en matière de délinquance routière, avec des sanctions plus sévères pour les grands excès de vitesse. Ainsi, depuis le 29 décembre dernier, les excès de vitesse d’au moins 50 km/h au-delà de la vitesse maximale autorisée deviennent un délit. Ils pourront désormais être punis d’une peine de trois mois d’emprisonnement et jusqu’à 3 750 euros d’amende, avec inscription au casier judiciaire. En complément, les automobilistes concernés pourront voir leur véhicule confisqué et leur permis suspendu pendant une période pouvant aller jusqu’à trois ans. Auparavant, les conducteurs responsables de ces grands excès de vitesse risquaient une contravention de cinquième classe, sauf en cas de récidive.
« En 2025, nous avons eu un peu plus de 200 verbalisations pour des excès de vitesse dépassant d’au moins 50 km/h la vitesse autorisée », précise Éric Bouillard, pour qui cette évolution « change la donne » en matière de sécurité routière.
Par Sylvain Réault.
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