Arrivé en tête du premier tour avec 49,48 % des voix, le maire sortant Christophe Béchu appelle à une forte mobilisation avant le second tour, dimanche 22 mars, face à Romain Laveau.

Christophe Béchu (Angers pour vous) affrontera Romain Laveau (Demain Angers) ce dimanche 22 mars au second tour des élections municipales. – © Angers.Villactu.fr
Arrivé largement en tête du premier tour des élections municipales avec 49,48 % des suffrages (24 281 voix), Christophe Béchu a tenu, mercredi 18 mars, sa dernière conférence de presse de campagne. Le maire sortant, candidat de la liste Angers pour vous, affrontera ce dimanche 22 mars Romain Laveau (Demain Angers), crédité de 28,71 % (14 088 voix), dans un scrutin marqué par une participation de seulement 53,48 %.
À trois jours de l’échéance, le candidat de la majorité sortante appelle à la mobilisation, tout en s’appuyant sur une avance nette issue du premier tour.
Un premier tour marqué par un large écart
« Il y a bel et bien un second tour », rappelle d’emblée Christophe Béchu. Fort de son score, le maire sortant insiste tout de même sur la nécessité d’un sursaut de participation : « J’appelle les Angevins à la mobilisation la plus grande pour nous donner la victoire la plus large possible, de manière à pouvoir amplifier les transformations, améliorer le quotidien des gens », déclare-t-il.
Dans son analyse du premier tour, il évoque aussi un possible effet de démobilisation : « Certains ont pu penser que ces élections étaient jouées d’avance ou qu’elles étaient simples, mais ce n’est pas le cas. La démocratie s’use quand on ne l’utilise pas », ajoute-t-il.
Le candidat évoque également un niveau de soutien relativement élevé, y compris dans les secteurs où sa liste réalise ses scores les plus faibles : « Le fait d’avoir 10 000 voix d’avance, je dois dire que ce n’est pas commun. Être en tête dans la quasi-totalité des quartiers, montre bien que depuis douze ans, la façon dont on a transformé Angers, on ne l’a pas faite en montant les habitants les uns contre les autres », affirme-t-il.
Une fin de campagne sous tension
Le candidat oppose son projet à celui de son adversaire : « Si je simplifie, le modèle de Monsieur Laveau et de ses amis, c’est Nantes. Nous, notre modèle, c’est Angers », affirme-t-il.
« Il y a d’un côté ceux qui rêvent que Angers devienne Nantes, et de l’autre ceux qui veulent que Angers reste Angers. Il y a un choix simple entre ceux qui veulent plus de sécurité et ceux qui veulent désarmer la police municipale, entre ceux qui veulent continuer à attirer des entreprises et ceux qui sont dans une optique de décroissance », poursuit le candidat.
Christophe Béchu critique également les derniers jours de campagne, en évoquant « des attaques personnelles » et la diffusion de « tracts anonymes », qui ne « grandissent pas la démocratie », estime-t-il.
Il met en garde contre les effets de ces pratiques : « Quand on introduit de la brutalité dans le débat politique, à la fin, ce sont les extrêmes qui en profitent. »
Un vote « local »
Le maire sortant insiste sur le caractère spécifique du scrutin angevin : « Le vote a été local », affirme-t-il, en soulignant un décalage avec les dynamiques nationales.
« J’ai rencontré des gens me disant : “Je vote Jean-Luc Mélenchon, mais pour Angers, mon choix c’est vous comme maire” », rapporte-t-il, évoquant aussi des électeurs issus d’autres sensibilités politiques.
Christophe Béchu réaffirme par la même occasion son attachement à la fonction de maire : « Ce mandat de maire, j’ai toujours dit que c’était le plus beau. Le choix que je fais, c’est bien celui d’être candidat pour être maire d’Angers pour les six ans qui viennent », conclut-il, écartant, pour l’instant, des ambitions nationales.
Par Eline Vion.
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