À moins de deux mois des élections municipales de mars 2026, La France insoumise (LFI) à Angers dévoile ses propositions pour renforcer l’accès aux soins avec dix mesures visant l’hôpital, la médecine de ville, la prévention et l’accessibilité.

Fabienne Allemandou et Arash Saeidi sont candidats à l’élection municipale d’Angers – © Archives – Angers.Villactu.fr
À l’approche des élections municipales des 15 et 22 mars 2026, La France insoumise (LFI) précise les orientations de son programme à Angers. Dans un communiqué diffusé vendredi 23 janvier, le collectif Angers Populaire, qui porte les propositions du mouvement au niveau local, a dévoilé un ensemble de mesures consacrées à la santé, présentée comme un axe central de la campagne à venir.
Ces propositions s’inscrivent dans la dynamique engagée par le binôme formé par Arash Saeidi, député européen et ancien conseiller municipal d’opposition, et Fabienne Allemandou, animatrice nature spécialisée dans la transition écologique, désignés pour conduire la liste soutenue par LFI.
Des choix budgétaires nationaux « aux conséquences locales »
Dans son communiqué, Angers Populaire établit un lien direct entre la situation du système de santé et les orientations budgétaires prises au niveau national. Le collectif affirme que « la dernière loi de financement de la sécurité sociale, adoptée avec les voix du Parti socialiste et l’abstention des députés écologistes, et le projet de loi de finances saignent l’hôpital public de 4 milliards d’euros ».
Selon Angers Populaire, ces décisions ont des répercussions concrètes à l’échelle locale, notamment sur le CHU d’Angers, confronté à « des plans d’austérité à l’œuvre depuis de trop nombreuses années », qui conduisent à « des suppressions de lits et d’emplois », ainsi qu’à « des conditions de travail et de soins déplorables ».
Angers Populaire dénonce également « la limitation des arrêts maladies, y compris pour les affections de longue durée », ainsi que « la baisse de la tarification de certains actes médicaux ».
Pour le collectif, ces mesures ont une conséquence directe pour les usagers du système de santé, entraînant « un reste à charge plus élevé pour les patients ». Une évolution que le groupe juge incompatible avec l’objectif d’un accès égal aux soins.
Dix mesures proposées au niveau municipal
Face à ce constat, Angers Populaire affirme soutenir « la santé, les soignants et les patients » et avance « dix premières mesures pour faire de la santé pour toutes et tous une ambition commune ». La première concerne la création d’une mutuelle communale, la municipalité étant appelée à négocier « un contrat de complémentaire santé collectif, avec tarifs préférentiels », au motif que « le coût de la santé ne doit pas être un frein aux soins ».
Le collectif propose également de renforcer les centres de planning familial afin de garantir « un accès inconditionnel, anonyme et gratuit à la santé sexuelle, à la contraception et à l’IVG », tout en assurant « un lieu d’écoute bienveillant pour les droits des femmes et des minorités de genre ».
Parmi les autres mesures figurent le lancement de campagnes municipales de prévention et de réduction des risques, notamment sur « les conduites à risques comme l’alcool et les drogues » ainsi que sur « la santé sexuelle, les IST et le VIH ».
Sur le volet hospitalier, Angers Populaire affiche sa volonté de « s’opposer aux fermetures de lits », en utilisant le rôle de président du conseil de surveillance du CHU, attribué au maire, afin de « soutenir les personnels hospitaliers ». La santé mentale est également identifiée comme un champ d’action prioritaire, avec la volonté de soutenir, « avec les acteurs locaux, départementaux, régionaux et associatifs », le déploiement de politiques dédiées.
Le communiqué aborde aussi les conditions d’accès aux soins, avec l’instauration annoncée de la gratuité du stationnement « à proximité des centres de santé, du CHU et des pharmacies ». Angers Populaire propose par ailleurs la création de centres de santé municipaux, reposant sur des médecins salariés, « sans dépassement d’honoraires » et avec « le tiers payant intégral ».
Le développement d’un service public du grand âge figure également parmi les engagements, ces structures devant offrir « un cadre de vie sécurisé et accessible, hors logique marchande ». Enfin, le collectif souhaite faire d’Angers « une ville accessible », en intégrant « en priorité les enjeux de handicap et d’accessibilité universelle dans toutes les politiques municipales », complétés par « un audit sur l’accessibilité aux personnes en situation de handicap ».
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