Le Mois du genre fait son retour sur le thème des « amour·s »
Société

Le Mois du genre fait son retour sur le thème des « amour·s »

L’Université d’Angers organise du 2 au 31 mars le Mois du genre, avec des projections, des conférences ou encore des spectacles. Cette nouvelle édition aura pour thématique les « amour·s ».

Comme en 2024, Charlotte Puiseux, philosophe et militante anti-validiste, sera l’une des intervenant(e)s du Mois du genre 2026 – © Université d’Angers

Après le thème du militantisme en 2025, la 10e édition du Mois du genre, organisée par l’Université d’Angers, s’intéressera à l’amour. « C’est une thématique qui n’est pas neutre, régie par des normes, des inégalités, des représentations sociales. Ce Mois du genre sera un temps de dialogue, d’échanges et de recherches », explique Catherine Passirani, vice-présidente en charge de l’égalité au sein de l’Université d’Angers.

Du 2 au 31 mars, une trentaine d’événements consacrés au genre seront proposés à Angers et à Cholet, avec des conférences, des tables rondes, des spectacles, des expositions, mais aussi des visites, des ateliers et des projections-débats.

Le Mois du genre a initialement été imaginé dans le cadre du programme de recherche GEDI (Genre et discriminations sexistes et homophobes), qui a rassemblé près de 150 chercheurs et chercheuses du monde entier autour de cette thématique.

Un événement ouvert à tous

Chloé Langeard, directrice du service culture de l’Université d’Angers et Catherine Passirani, vice-présidente en charge de l’égalité – © Angers.Villactu.fr

Durant cet événement, des personnalités telles que Victoire Tuaillon, journaliste et autrice, ou Pauline Ferrari, autrice du livre Formés à la haine des femmes, interviendront.

« L’intérêt du Mois du genre est de proposer un mixte entre conférences scientifiques et événements artistiques. La volonté est de pouvoir intéresser un large public, pas seulement des enseignants-chercheurs. C’est un événement véritablement ouvert à tous », avance Chloé Langeard, directrice du service culture de l’Université d’Angers.

Pour David Niget, responsable scientifique du comité d’organisation, « derrière ce thème des amour·s, qui peut paraître fleur bleue, il y a des enjeux de diversité, d’identité, mais aussi des questions autour des violences sexistes et sexuelles. C’est également une thématique importante à mettre en avant à une période où il y a une hostilité montante à l’égard des femmes et de la diversité de genre, avec des mouvements masculinistes ».

Plusieurs rendez-vous seront accessibles en direct sur Internet puis par la suite en replay. En 2025, la précédente édition du Mois du genre avait attiré plus de 4 000 spectateurs.

Le programme complet du Mois du genre est à retrouver sur le site internet de l’Université d’Angers.

Par Sylvain Réault.

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