Du 13 au 17 mai 2026, le festival Pianopolis revient à Angers pour une quatrième édition mêlant récitals, concerts symphoniques et propositions gratuites, dans plusieurs lieux de la ville.

Nicolas Dufetel, adjoint à la culture et au patrimoine de la Ville d’Angers et Alexandre Kantorow, directeur artistique du festival, ont présenté les temps forts de l’édition 2026 de Pianopolis. – © Angers.Villactu.fr
À Angers, le festival Pianopolis reviendra du 13 au 17 mai pour une quatrième édition organisée dans plusieurs lieux patrimoniaux de la ville. Dédiée au piano et à ses déclinaisons, l’événement alternera concerts payants, propositions gratuites et actions culturelles.
Adjoint à la culture et au patrimoine de la Ville d’Angers, Nicolas Dufetel présente une programmation qu’il souhaite « exigeante mais accessible » : « Nous cherchons à proposer des artistes de premier plan tout en maintenant une diversité de formats et de tarifs », indique-t-il. Selon lui, l’objectif est aussi d’« inscrire le festival dans la ville, en investissant différents espaces et en s’adressant à des publics variés ».
Des figures internationales
Parmi les temps forts annoncés figure le récital du contre-ténor polonais Jakub Józef Orliński, accompagné du pianiste Michał Biel, le vendredi 15 mai aux Greniers Saint-Jean. Connu pour sa carrière internationale et sa présence scénique, l’artiste proposera un programme allant de Haendel et Purcell aux compositeurs polonais Karłowicz et Baird. Ce concert s’inscrit dans le cadre des dix ans de jumelage entre Angers et la ville polonaise de Torun.
Autre moment attendu, le récital d’Elisabeth Leonskaja, samedi 16 mai. À 80 ans, la pianiste, souvent qualifiée de « dernière grande dame de l’école soviétique », rendra hommage à Vienne à travers des œuvres de Mozart, Schubert, Berg et Webern.
Le dimanche 17 mai, le pianiste Tanguy de Williencourt retrouvera l’Orchestre National des Pays de la Loire au Centre de Congrès Jean Monnier pour un programme consacré à Chopin. « Fait rare, le soliste dirigera lui-même l’orchestre », précise Nicolas Dufetel. Les œuvres choisies, dont le Concerto pour piano n°2, font écho à l’histoire polonaise du compositeur et prolongent le thème du jumelage avec Torun.
Le pianiste Alexandre Kantorow, directeur artistique du festival, salue l’identité singulière de l’événement : « Ce qui me touche à Pianopolis, c’est cette capacité à faire coexister l’exigence artistique et la convivialité. On y joue dans des lieux chargés d’histoire, au plus près du public ». Selon lui, le festival « montre que le piano peut être un instrument de partage, pas seulement de virtuosité ».
Dialogues et croisements
La programmation accorde également une place aux formes « hybrides ». Le 13 mai, le pianiste Jean-Baptiste Doulcet accompagnera au piano la projection du film muet Chantage d’Alfred Hitchcock au cinéma Les 400 Coups, dans un ciné-concert suivi d’un échange avec le public.
Le samedi 16 mai, l’abbaye du Ronceray, récemment rouverte au public après d’importants travaux, accueillera « Une soirée chez les Schumann ». La mezzo-soprano Delphine Haidan, la comédienne Julie Depardieu et la pianiste Dana Ciocarlie y feront dialoguer musique et correspondances autour de Robert et Clara Schumann.
Le jazz et l’improvisation seront également à l’honneur avec le duo formé par Baptiste Trotignon et Thomas Enhco aux Greniers Saint-Jean, tandis qu’une aubade matinale imaginée par le pianiste angevin Francis Paraïso mettra en lumière des partitions rares des XIXème et XXème siècles.
Le jeune public ne sera pas oublié avec le spectacle musical « Le roi qui n’aimait pas la musique », écrit par Karol Beffa et Mathieu Laine, ainsi qu’avec plusieurs propositions gratuites, dont « Le piano à histoires » à la bibliothèque Annie-Fratellini.
Un festival ancré dans la ville
Au-delà des concerts, Pianopolis investira l’espace public avec notamment le pianiste itinérant Björn Gottschall qui parcourra la ville avec son instrument, donnant des performances dans différents quartiers. Des concerts gratuits, des rencontres et une sieste musicale compléteront le programme.
Le Pianopolis Challenge, tremplin dédié aux amateurs, reviendra pour une troisième édition. Après une sélection sur les réseaux sociaux, les finalistes se produiront à la Maison pour tous de Monplaisir. Les lauréats joueront ensuite dans la cour des Greniers Saint-Jean pendant le festival.
Nicolas Dufetel insiste sur cette dimension participative : « Le festival ne se limite pas à une série de concerts. Il s’agit de faire du piano un fil conducteur dans la ville, d’inviter les habitants à s’approprier l’événement », souligne-t-il. Des pianos en libre accès seront installés dans plusieurs lieux de la ville.
La billetterie ouvrira le 6 mars, en ligne et au guichet du Grand-Théâtre d’Angers. Le programme complet est à retrouver sur le site internet de la Ville d’Angers.
Par Eline Vion.
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