La galerie contemporaine de la cathédrale d’Angers s’inscrit désormais dans le paysage
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La galerie contemporaine de la cathédrale d’Angers s’inscrit désormais dans le paysage

Six ans après le concours international lancé par l’État, la galerie contemporaine de la cathédrale d’Angers est inaugurée ce jeudi 9 avril. Imaginé par l’architecte japonais Kengo Kuma, ce nouvel élément architectural a pour principal objectif de protéger les sculptures polychromes du portail occidental de la cathédrale.

L’inauguration de la galerie contemporaine de la cathédrale Saint-Maurice a lieu ce jeudi 9 avril. – © Angers.Villactu.fr

En 2020, la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) lançait un concours international d’architecture afin de désigner l’architecte qui dessinera la future galerie contemporaine destinée à s’adosser à la cathédrale d’Angers pour protéger les sculptures polychromes du portail, particulièrement exposées aux intempéries.

« L’objectif est de protéger ces sculptures tout en les mettant en valeur, expliquait il y a quelques mois Valérie Gaudard, conservatrice des Monuments historiques à la DRAC. Il s’agissait aussi de retrouver l’esprit de l’ancienne galerie, qui existait jusqu’en 1807, tout en proposant une structure adaptée aux enjeux patrimoniaux et architecturaux d’aujourd’hui».

Une galerie réalisée en béton

En octobre 2020, le jury choisissait l’architecte japonais Kengo Kuma pour réaliser ce délicat geste architectural. Cette galerie en béton devait être conçue comme une structure entièrement autoportante et protéger les sculptures polychromes du XIIIe siècle, déjà restaurées en 2018 et 2019.

L’architecte japonais Kengo Kuma a dessiné de la galerie contemporaine – © Angers.Villactu.fr

« Nous avons cherché à créer une structure qui dialogue avec la cathédrale tout en utilisant des matériaux modernes et durables, expliquait Élise Fauquembergue, architecte associée au projet au sein de l’agence Kengo Kuma & Associates. Le béton utilisé est enrichi de granulats issus du bassin ligérien, ce qui lui permet de s’accorder avec la pierre de l’édifice. Son aspect poli et sablé rappelle la texture du tuffeau».

Des réactions mitigées

L’ouvrage, de 21 mètres de long, 7 mètres de large et 11 mètres de haut, a été réalisé à Chazé-Henry, par l’entreprise Jousselin Préfabrication, spécialisée dans le béton architectonique. Elle a produit les 660 pièces nécessaires à l’assemblage final, ensuite effectué sur site.

Depuis la fin du chantier, il y a quelques semaines, les réactions sont nombreuses. Si certains apprécient le mélange du « moderne et de l’ancien », d’autres déplorent un « manque d’harmonie ». Quoi qu’il en soit, cette galerie qui aura coûté à l’État 5,5 millions d’euros, ne laisse d’ores et déjà personne indifférent.

Par Sylvain Réault.

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