La construction de logements neufs s’est effondrée en 2025 dans le Maine-et-Loire
Urbanisme

La construction de logements neufs s’est effondrée en 2025 dans le Maine-et-Loire

Seulement 2 225 logements ont été mis en chantier en 2025 dans le Maine-et-Loire, soit une baisse de 38 % en un an. Selon l’Agence départementale d’information sur le logement (Adil), il s’agit du plus faible niveau de construction depuis 15 ans.

L’agglomération angevine enregistre une baisse de 45 % des constructions de logements en un an- © Archives Angers.Villactu.fr

En 2025, 2 225 logements ont été mis en chantier en Maine-et-Loire, indique l’Agence départementale d’information sur logement (Adil 49). La production de logements atteint ainsi son plus faible niveau depuis 15 ans, enregistrant une baisse de 38 % en un an (-1 365 logements). Une baisse bien plus importante que celle comptabilisée au niveau national (-8 %). L’agglomération angevine enregistre à elle seule une diminution de 1 046 logements mis en chantier (-45 %), soit près de trois quarts de la baisse totale du département. Une diminution qui est plus marquée que dans les métropoles comme Rennes (-8 %) ou Nantes (-1 %).

Les autres agglomérations de Maine-et-Loire ne sont pas mieux loties, avec une baisse de 65 % pour Saumur Val de Loire et de 44 % pour l’agglomération de Cholet.

© Adil 49

Malgré cette baisse du nombre de logements mis en chantier, le Maine-et-Loire conserve une dynamique de construction favorable avec un taux de 2,2 % sur trois ans. Le département arrive au 8e rang national avec l’un des taux de construction les plus élevés de France. « Angers Loire Métropole bénéficie d’un taux de construction élevé de 3,3 % supérieur à celui des métropoles voisines. Toutefois, la forte baisse observée en 2025 pourrait constituer un signal d’alerte sur la capacité du territoire à maintenir une offre adaptée aux besoins futurs », indique l’Adil 49

En 2025, les dépôts de permis de construire ont suivi une trajectoire inverse dans le département. Leur nombre a progressé de 4 % en un an, pour atteindre 3 721 logements autorisés. « Ce niveau pourrait constituer un signal encourageant, laissant entrevoir un possible redressement de l’activité de construction dans les prochaines années, à un niveau plus soutenu que celui observé en 2025 », conclut l’Adil 49.

Par Sylvain Réault.

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