Dans deux communiqués, le syndicat Force ouvrière 49 appelle le préfet de Maine-et-Loire, ainsi que le CHU d’Angers à agir contre la hausse du prix du carburant et son impact sur les salariés.

Les prix du carburant continuent de monter. – © Adobe Stock
Partout en France, la hausse rapide des prix du carburant, dans un contexte de tensions internationales, suscite l’inquiétude des syndicats. Dans le Maine-et-Loire, Force Ouvrière alerte sur ses conséquences pour le pouvoir d’achat des salariés et appelle à des mesures urgentes, tant au niveau de l’État que des employeurs locaux.
Une hausse des prix répercutée sur les salariés
Dans un courrier adressé au préfet de Maine-et-Loire, François Pesneau, l’Union départementale Force Ouvrière décrit une dégradation des conditions de vie des salariés : « La guerre heurte économiquement et de plein fouet les salariés français », indique le syndicat.
Force Ouvrière souligne une érosion du pouvoir d’achat, notamment dans la fonction publique, en raison du gel du point d’indice. « Avec un pouvoir d’achat réduit de plus de 32% depuis 2000 pour les fonctionnaires », l’organisation estime que les augmentations salariales ne compensent pas l’inflation. Elle évoque également une progression des situations de précarité, avec une hausse du recours aux aides alimentaires et des expulsions locatives.
Le syndicat demande la mise en place de mesures rapides pour encadrer les prix du carburant et du gaz. Il appelle les autorités à intervenir pour répondre à « l’exigence du blocage du prix du gaz et des carburants » à un niveau comparable à celui observé avant le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient.
Des revendications adressées au CHU d’Angers
Dans un communiqué distinct, Force Ouvrière alerte également sur les difficultés rencontrées par les agents du CHU d’Angers : « De très nombreux d’entre eux n’ont pas d’autre choix que d’utiliser leur véhicule », souligne le syndicat. La hausse des prix du carburant, « pouvant atteindre plus de 50 centimes par litre en à peine un mois et demi », entraîne « des coûts de déplacement de plus en plus élevés ».
Force Ouvrière demande à la direction de l’établissement de mettre en place des mesures de soutien, notamment une aide financière pour les déplacements. Elle propose également d’« assouplir les règles de recours au télétravail » lorsque cela est possible et souhaite que ces difficultés soient relayées auprès des autorités de tutelle.
Plus largement, l’organisation appelle les pouvoirs publics à agir rapidement, estimant que la situation constitue « une urgence absolue ».
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