Ouverte depuis le 23 janvier dernier afin de répondre au pic d’activité au sein des urgences adultes, l’unité de tensions hospitalières vient de fermer au CHU d’Angers.

Le service des urgences adultes a été fortement sollicité ces dernières semaines – © Adobe Stock
Les épidémies hivernales et la grève débutée le 19 janvier au service des urgences adultes avaient poussé la direction du CHU d’Angers à ouvrir une unité de tensions hospitalières composée de dix lits. « Après plusieurs semaines de tensions hospitalières, avec en moyenne une vingtaine de passages quotidiens supplémentaires, l’activité aux urgences adultes revient à un niveau habituel depuis plusieurs jours, conduisant à réduire les besoins en hospitalisation. Au regard du retour progressif à la normale aux urgences, il a été décidé la fermeture de l’unité de tensions hospitalières », explique le CHU d’Angers.
Cette décision a été vivement critiquée par les syndicats et les soignants grévistes en début de semaine.
« Cette unité était ouverte pour une durée limitée, le temps du pic d’activité observé. Elle ne constituait ni une création pérenne de lits, ni un changement durable du capacitaire de l’établissement. La baisse des besoins en hospitalisation a permis aujourd’hui la fermeture de ce dispositif temporaire », ajoute le CHU d’Angers.
Le personnel actuellement en grève réclamait également la création d’un poste d’aide-soignant. Une demande à laquelle la direction a décidé de ne pas donner suite. « Ce seul poste représente le recrutement de six équivalents temps plein (ETP). La direction s’engage néanmoins à systématiser un renfort d’aide-soignant aux urgences adultes dès lors que le dernier niveau du plan « Hôpital en tension » est activé ».
La direction du CHU annonce par ailleurs l’arrivée d’un agent de sécurité posté à l’entrée des urgences et dans les couloirs du service chaque nuit entre 20 h 30 et 4 h 30 et l’amélioration de la logistique, de l’entretien et des prestations de restauration au sein des urgences adultes.
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