Après l’école de La Blancheraie, l’école Bois de Mollières, mais aussi le centre de loisirs de La Pérussaie sont concernés par des affaires d’agressions sexuelles sur mineurs.

Plusieurs enfants seraient concernés par les deux affaires – © Adobe Stock
L’affaire a été rendue publique fin juin. Un animateur périscolaire travaillant au sein de l’école de La Blancheraie à Angers, est visé par plusieurs plaintes pour agressions sexuelles sur mineurs. L’homme, âgé d’une cinquantaine d’années, était suspendu depuis le mois de février dernier par la Ville d’Angers, après le dépôt d’une première plainte.
Ce week-end, la Ville d’Angers a indiqué qu’elle avait été informée le mardi 21 juillet de faits présumés de violences sexuelles mettant en cause un animateur intervenant dans l’accueil de loisirs municipal La Pérussaie et à l’école Bois de Mollières.
Il est notamment accusé par un enfant de quatre ans d’agressions sexuelles. L’homme, âgé de 26 ans, a été interpellé le 23 juillet. « Placé en garde à vue, le mis en cause a nié tout attouchement sur le petit garçon, mais des vidéos des zones intimes de six petites filles de grande section de l’école Bois de Mollières où il intervenait ont été retrouvées après exploitation de son matériel. Il a reconnu être l’auteur de ces vidéos, effectuées au moment où il avait accompagné les enfants aux toilettes. Pour deux autres petites filles du même âge, il a reconnu du voyeurisme », indique le procureur de la République, Éric Bouillard.
Placé en détention provisoire
L’animateur a été placé en détention provisoire et une information judiciaire a été ouverte pour agressions sexuelles sur mineurs de moins de quinze ans par personne ayant autorité, enregistrement et détention de l’image pornographique d’un enfant et voyeurisme.
La Ville d’Angers a par ailleurs contacté les familles dont les enfants auraient pu être en lien avec cette personne, entre avril 2024 et juillet 2026. Une réunion d’information est organisée ce lundi 27 juillet à 17 h 30 pour les familles concernées.
« Le périscolaire doit être un lieu sécurisé pour nos enfants »
« La question est de savoir pourquoi les procédures n’ont pas permis de protéger suffisamment les enfants. C’est ce débat que nous devons avoir, sereinement, mais sans attendre, car le périscolaire doit être un lieu sécurisé pour nos enfants », indique Léa Vernerey, élue d’opposition.
« La Ville a engagé ces dernières années des efforts de professionnalisation, de recrutement et de contrôle des personnels. Nous les reconnaissons. Mais les faits montrent que ces dispositifs, aussi utiles soient-ils, ne suffisent pas à empêcher que des enfants soient victimes ni à garantir que les premiers signaux soient détectés et rapprochés. Les témoignages de parents recueillis ces dernières semaines soulèvent des interrogations profondes : des alertes anciennes qui semblent être restées isolées, des informations dispersées entre plusieurs acteurs, des familles informées tardivement, alors qu’une information plus précoce aurait peut-être permis à d’autres enfants de parler », poursuivent les élus du groupe Demain Angers.
Ils demandent à la Ville d’engager, dès la rentrée de septembre, plusieurs évolutions : « Un protocole spécifique de traitement des signalements de violences sexuelles ; une doctrine claire d’information des familles lorsqu’une suspension conservatoire intervient ; une organisation limitant les situations où un adulte est seul avec un très jeune enfant, notamment lors des siestes, des passages aux sanitaires ou des temps isolés ; une cellule de coordination pour croiser les informations préoccupantes concernant un même agent ; une formation renforcée de tous les professionnels au repérage des violences sexuelles et au recueil de la parole des enfants ; la création d’un poste d’infirmière scolaire de la ville supplémentaire pour faciliter la mise en œuvre effective de l’éducation à la vie affective et relationnelle (EVAR) et un retour d’expérience indépendant associant les représentants des familles. »
Par Sylvain Réault.
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