Sécheresse : « Les dérogations s’avèrent parfois nécessaires », justifie le préfet
Environnement

Sécheresse : « Les dérogations s’avèrent parfois nécessaires », justifie le préfet

La sécheresse gagne du terrain dans le département, placé en alerte renforcée pour les usages de l’eau depuis plusieurs jours. Le préfet de Maine-et-Loire a toutefois dû accorder une soixantaine de dérogations.

Le niveau de la Loire est au plus bas – © Angers.Villactu.fr

Le 23 juillet dernier, la préfecture de Maine-et-Loire plaçait le département en alerte renforcée pour les usages de l’eau, entraînant de nouvelles restrictions pour les particuliers, les professionnels et les collectivités.

« Aucune pluie n’est annoncée avant le 10 août. Il faut limiter les usages au maximum. Nous sommes aujourd’hui à un niveau de restrictions qui est celui que nous avons généralement fin août, soit un mois d’avance sur une saison sèche normale », indique le préfet de Maine-et-Loire, François Pesneau.

En ces temps de restrictions, de nombreuses personnes, dont le groupe les Écologistes du Grand Angers, s’étonnent que certains puissent continuer d’arroser, en journée, des cultures ou des pelouses, avec notamment dans leur viseur le club professionnel d’Angers SCO.

« Malgré les désagréments engendrés pour les footballeurs professionnels ou pour l’agrément de certains jardins publics, le maintien de dérogations dans cette période de tension forte et inédite n’envoie pas un bon signal à l’opinion publique. Par mesure de précaution et dans un souci d’équité, nous souhaitons que ces dérogations soient abrogées ce mercredi et qu’un traitement équitable soit privilégié pour favoriser une meilleure préservation de nos rivières, de la faune et de la flore qui les composent dans un contexte déjà très éprouvant. », souligne le groupe politique.

Pour le préfet, qui a dû accorder des dérogations, il s’agit là de « polémiques inutiles ».

« Il faut faire une application intelligente de la règle. S’il y a une incidence économique irréversible, j’essaie d’en tenir compte et de faire au mieux. Même si l’objectif est de limiter les dérogations, cela s’avère parfois nécessaire. Pour les footballeurs professionnels, il y a un risque de blessures et de ne pas pouvoir s’entraîner. C’est une consommation d’eau relativement faible. S’il n’y avait pas cette dérogation, il y aurait aussi des critiques », poursuit, François Pesneau.

Par Sylvain Réault.

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