Le maire sortant Christophe Béchu a présenté ses deux nouveaux colistiers : Anthony Lusson, son ancien directeur de cabinet, et Antoine Lelarge, ex-responsable départemental de la CFDT.

Christophe Béchu entouré de ses deux nouveaux colistiers, Anthony Lusson et Antoine Lelarge. – © Angers.Villactu.fr
Candidat à un troisième mandat à la mairie d’Angers, Christophe Béchu a présenté ce vendredi 16 janvier deux nouveaux colistiers, lors d’une conférence de presse organisée dans son local de campagne. Ces premières annonces font écho à la volonté répétée du maire d’un renouvellement de son équipe municipale, à l’approche des élections municipales de mars 2026.
La liste de Christophe Béchu, qu’il dévoilera fin janvier ou début février, reposera sur un principe déjà appliqué lors de ses précédents mandats, avec moins de la moitié des élus sortants qui y figureraient à nouveau : « Ma conviction est que s’il n’y a pas 50 % de nouveaux, le risque est d’avoir des élus qui, au bout d’un moment, finissent par penser qu’ils sont propriétaires de leur mandat. Il y a également un risque de s’éloigner des réalités des concitoyens et du terrain », explique-t-il.
Anthony Lusson en charge de la sécurité
Le premier nom annoncé est celui d’Anthony Lusson, 41 ans, ancien directeur de cabinet de Christophe Béchu, qui a quitté ses fonctions à l’été 2025. Angevin et père de trois enfants, il se verra confier la délégation à la sécurité en cas de réélection.
Cette responsabilité était jusqu’à présent exercée par Jeanne Behre Robinson. Christophe Béchu justifie ce changement par une volonté de faire évoluer les portefeuilles après douze années d’exercice. « Quand un élu a été élu pendant douze ans dans les mêmes responsabilités, il est sain qu’il y ait des évolutions », affirme-t-il.
Le maire a profité de cette présentation pour dresser un bilan des politiques menées depuis 2014. « Quand on est arrivés- en 2014, il y avait 16 caméras de vidéoprotection et 40 policiers municipaux. Nous terminerons ce mandat avec 300 caméras et 75 policiers municipaux », rappelle-t-il, évoquant également la création d’équipes de nuit, d’une brigade cynophile et l’armement progressif de la police municipale. « Sans sécurité, il n’y a pas de liberté », insiste-t-il.
Anthony Lusson dit mesurer l’enjeu du passage du rôle de collaborateur à celui d’élu. « Celui qui décide et celui qui assume à la fin, c’est l’élu, et je suis prêt à assurer ces fonctions », déclare-t-il, indiquant vouloir inscrire son action dans la continuité du précédent mandat tout en accordant une attention particulière aux questions de harcèlement de rue et de violences sexistes et sexuelles.

Anthony Lusson est l’ancien directeur de cabinet de Christophe Béchu. – © Angers.Villactu.fr
Antoine Lelarge sur le sujet de l’éducation
La seconde personnalité présentée est Antoine Lelarge, 42 ans, salarié du Crédit Mutuel Anjou et ancien responsable départemental de la CFDT. Il se voit confier le portefeuille de l’éducation, premier poste de dépenses de la Ville.
Christophe Béchu a souligné « l’importance stratégique de ce portefeuille », qui concerne la gestion de 72 écoles publiques, des agents municipaux et des activités périscolaires. Il a également tenu à rappeler plusieurs mesures mises en œuvre ces dernières années, dont le recrutement de 35 ATSEM afin de garantir une présence par classe, le maintien des temps d’activités périscolaires gratuits et un vaste programme de rénovation des établissements scolaires. « C’est 48 millions d’euros que nous avons consacrés aux écoles au cours de ces dernières années », indique-t-il.
« Quand on parle d’éducation, on touche à la construction de l’avenir. Il est nécessaire de bien accompagner les citoyens de demain », déclare Antoine Lelarge, citant les enjeux de citoyenneté, d’égalité, de transition écologique et de dialogue avec les familles comme prioritaires. « Soit on est spectateur de la vie locale, soit on a envie d’en être acteur », ajoute-t-il.

Antoine Lelarge est l’ancien responsable départemental de la CFDT. – © Angers.Villactu.fr
Des choix mûrement réfléchis
Le choix d’Antoine Lelarge repose sur son profil atypique et son expérience de dialogue social. « J’ai apprécié son goût de l’échange, sa volonté de faire avancer les sujets et sa manière de me prévenir quand il savait qu’il y avait des difficultés sociales dans un secteur ou dans un autre », explique le maire sortant, soulignant qu’Antoine Lelarge n’avait plus de responsabilités syndicales actives au moment de sa sollicitation.
Du côté de l’intéressé, la décision de rejoindre la liste de Christophe Béchu résulte d’une réflexion familiale : « J’étais en pleine reconstruction de mon parcours professionnel et il fallait aussi que je m’assure que l’équilibre familial ne soit pas mis en tension », déclare-t-il.
Christophe Béchu résume ce choix comme celui « d’un homme de dialogue », estimant que ce profil correspond à une volonté de rassemblement « qui dépasse les clivages », entre un colistier issu du centre droit en la personne d’Anthony Lusson, encarté à Horizons, et « quelqu’un qui est plutôt de centre gauche » avec Antoine Lelarge.
Le choix d’Anthony Lusson était, quant à lui, plus prévisible. Le maire rappelle avoir « commencé et terminé [ses] journées pendant près de dix ans » avec son ancien directeur de cabinet, évoquant un « lien de confiance extrêmement fort ». Selon Christophe Béchu, Anthony Lusson possède « le calme pour accueillir des situations complexes et pour avoir une réaction qui est juste au moment des faits » et connaît parfaitement « les pompiers, les policiers et ceux avec lesquels il faut être capable de travailler ».
Ni l’un ni l’autre n’est pour autant pressenti pour occuper le poste de premier adjoint, qui sera confié « à une femme », indique Christophe Béchu.

Christophe Béchu dévoilera prochainement le reste de sa liste. – © Angers.Villactu.fr
Une liste attendue début février
Christophe Béchu a également confirmé que l’ensemble de la liste sera dévoilé dans les prochaines semaines, dans le respect de la parité. Le programme suivra, une fois le travail collectif finalisé. « Un mandat ne nous appartient pas. On ne fait que servir pendant une durée donnée », conclu-t-il, affirmant aborder cette campagne « avec le même sérieux que les précédentes élections » et ce « sans obsession ministérielle » à l’horizon.
Par Eline Vion.
Suivez toute l’actualité locale en vous abonnant à nos newsletters.
