Selon une récente étude de l’Insee (Institut national de la statistique et des études économiques), entre 2011 et 2020, l’activité économique a consommé pas moins de 4 400 hectares. De nombreux progrès restent à faire afin d’atteindre les objectifs fixés par la loi Climat et résilience, qui prévoit notamment le « zéro artificialisation nette » en 2050.

L’activité économique a consommé 4 400 hectares entre 2011 et 2020 – © Archives Angers.Villactu.fr
En près de dix ans, ce sont 4 400 hectares d’espaces naturels, agricoles et forestiers qui ont été utilisés par l’activité économique en Pays de la Loire, soit une surface proche de l’île de Noirmoutier. Le taux d’extension liée à l’activité économique entre 2011 et 2020 est le troisième plus important de l’Hexagone, derrière les Hauts-de-France et l’Île-de-France.
Malgré 1,2 hectare consommé chaque jour, la surface consommée se réduit entre 2011 et fin 2020. « Cette baisse s’accompagne également d’une baisse de la consommation d’espaces pour l’habitat. Le sursaut de consommation pour l’activité économique en 2018 et 2019, interrompu par la crise sanitaire de 2020, reprend en 2021 et 2022, sans toutefois retrouver le niveau d’avant crise », explique l’Insee.
800 hectares consommés entre 2011 et 2020 dans le Maine-et-Loire
Parmi les cinq départements de la région, la Vendée est le département le plus consommateur d’espaces pour l’activité économique, avec une croissance de 2,3 % entre 2011 et 2020. En Mayenne, l’espace consommé pour l’économie augmente également de 2,3 %. « Cependant, avec 550 ha, la surface consommée entre 2011 et fin 2020 est nettement moindre qu’en Vendée », précise l’Insee.
L’extension pour l’activité économique est plus faible en Loire-Atlantique (1,5 %), en Maine-et-Loire (1,4 %) et dans la Sarthe (1,3 %). Dans notre département, 800 ha ont été consommés entre 2011 et 2020.
Le secteur des bureaux et autres services est en tête de la consommation d’espaces liée à l’activité économique, avec 1 270 ha. En dix ans il représente 29 % de la consommation régionale. L’industrie représente 22 % de la consommation régionale, soit 980 ha. De 2011 à fin 2020, le commerce a utilisé 790 ha, soit 18 % de la consommation pour l’activité économique. Le transport et l’entreposage représentent 6 % de la consommation régionale, soit 270 ha. L’hébergement et la restauration ont consommé autant d’espaces (6 %) en près de dix ans.
Objectif « zéro artificialisation nette » en 2050
La loi Climat et Résilience, adoptée en 2021, vise à freiner la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers, fortement liée à l’étalement urbain. Elle fixe une première étape d’ici 2030 : réduire de moitié l’artificialisation des sols par rapport aux années 2011-2020. L’objectif final est d’atteindre le « zéro artificialisation nette » en 2050, c’est-à-dire ne plus artificialiser de nouveaux sols sans compenser par la renaturation d’espaces déjà urbanisés. Un changement de modèle qui invite les territoires à privilégier la densification, la réhabilitation et la sobriété foncière.
Par Sylvain Réault.
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