La Fédération française du bâtiment de Maine-et-Loire alerte sur les conséquences de la hausse du prix des carburants pour les entreprises du bâtiment
Economie

La Fédération française du bâtiment de Maine-et-Loire alerte sur les conséquences de la hausse du prix des carburants pour les entreprises du bâtiment

Déjà fragilisées, les entreprises du bâtiment doivent également faire face à la hausse récente du prix des carburants en partie liée à la guerre au Moyen-Orient et au blocage du détroit d’Ormuz.

La Fédération française du bâtiment de Maine-et-Loire tire la sonnette d’alarme – © Angers.Villactu.fr

Depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, le prix des carburants est orienté à la hausse. En quelques jours, le prix du litre de gazole a atteint en moyenne près de 2 euros, soit une hausse d’environ 30 centimes par litre.

« Une évolution particulièrement préoccupante pour le secteur du bâtiment, fortement dépendant du carburant pour le fonctionnement des engins de chantier, des camions et des véhicules utilitaires. Pour les entreprises du bâtiment, cette hausse se traduit directement par une augmentation significative des coûts d’exploitation. Or, la majorité des marchés et des chantiers en cours ont été négociés plusieurs mois à l’avance, à une période où cette flambée des coûts de l’énergie n’était pas anticipée », s’inquiète la Fédération française du bâtiment de Maine-et-Loire dans un communiqué.

Les entreprises doivent ainsi absorber ces surcoûts sans pouvoir les répercuter sur les marchés déjà signés.

« Les entreprises du bâtiment sont déjà fragilisées par le ralentissement de la construction et la hausse des charges. La flambée du carburant vient ajouter une pression supplémentaire sur leurs marges, déjà très réduites. Si aucune mesure n’est prise rapidement, certaines entreprises pourraient être contraintes de ralentir leur activité, voire de reporter des investissements ou des embauches. Nos entreprises construisent les logements, les équipements publics et les infrastructures dont nos territoires ont besoin. Elles ne peuvent pas être la variable d’ajustement des crises énergétiques », avance Charles Boisseau, président de la FFB de Maine-et-Loire.

La Fédération « appelle les pouvoirs publics à agir rapidement, notamment en étudiant des mesures d’allègement de la fiscalité sur le carburant ou tout dispositif permettant de limiter l’impact de cette hausse sur les entreprises du bâtiment ».

 

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