Le syndicat alerte sur les conditions de travail des agents de la blanchisserie du CHU d’Angers, avec une situation qui serait devenue « intenable ».

La situation serait devenue difficile à la blanchisserie du CHU d’Angers – © Archives Angers.Villactu.fr
Les agents de la blanchisserie du CHU d’Angers tirent la sonnette d’alarme. « Depuis le 13 octobre dernier, date à laquelle le CHU a repris une partie du traitement du linge du GIBA (Groupement inter-hospitalier de blanchisserie angevin) situé au CESAME, les conditions de travail se sont fortement dégradées. La qualité du service rendu s’en trouve compromise et l’épuisement des personnels est aujourd’hui incontestable », écrit dans un communiqué la CGT du CHU d’Angers.
« Les livraisons présentent désormais au moins une journée de décalage »
Selon le syndicat, ce lundi 10 novembre 2025, la blanchisserie enregistrait 1,5 tonne de linge en retard. « Les livraisons présentent désormais au moins une journée de décalage, en raison du manque d’effectifs, des pannes récurrentes et d’une hausse des cadences de séchage imposée sans adaptation des moyens humains. Pendant les vacances scolaires, seuls trois agents étaient présents au lieu de cinq, rendant impossible le travail dans de bonnes conditions. Les absences pour maladie ne sont pas remplacées et les départs en retraite ne le seront pas davantage », poursuit la CGT.
Le syndicat réclame auprès de la direction du CHU d’Angers « la création immédiate de postes, l’arrêt des augmentations de cadence, le remplacement systématique des absences et le respect des droits des agents ».
Neuf tonnes de linge traitées par jour
De son côté, l’établissement reconnaît que « la blanchisserie du CHU d’Angers, qui traite environ neuf tonnes de linge par jour, fait face à des contraintes de production, notamment en raison du vieillissement de ses installations. La solidarité inter-hospitalière a conduit, depuis le 13 octobre 2025, la blanchisserie du CHU à prendre en charge une partie du linge de la blanchisserie du GIBA, située au CESAME. Cette dernière, confrontée depuis plusieurs mois à des pannes majeures de ses équipements, traite habituellement 4,5 tonnes de linge par jour, dont environ 740 kg sont désormais pris en charge par le CHU ».
Une nouvelle blanchisserie en 2026
Le CHU explique qu’avec le Groupement inter-hospitalier de blanchisserie angevin, ils se sont engagés depuis trois ans dans un projet de regroupement de leurs activités au sein d’une nouvelle blanchisserie. Un investissement de 23 millions d’euros est consacré à ce projet, dont la construction a débuté en décembre 2024. Cette nouvelle blanchisserie devrait être opérationnelle en juin 2026 et sera, à terme, en capacité de traiter jusqu’à 15 tonnes de linge par jour.
La direction précise être « particulièrement attentive à la préservation des conditions de travail des agents de la blanchisserie » et précise ce qui a été mis en place : « la reprise d’une partie du linge du GIBA, qui représente une augmentation d’activité de 8,6 % pour la blanchisserie du CHU, a été mise en œuvre via une adaptation des horaires de travail des agents, sur la base du volontariat et en tenant compte des contraintes personnelles de chacun ; le recrutement de 3 professionnels supplémentaires (+ 8% d’effectif) a été réalisé dès la semaine du 13 octobre ; des contrats de remplacement ont été mobilisés pendant les congés scolaires afin de garantir la continuité d’activité et le départ en congés des agents ; des adaptations des postes de travail sont régulièrement effectuées afin de réduire la pénibilité et les manutentions lourdes. »
Par Sylvain Réault.
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