Enseignants et parents d’élèves mobilisés contre les fermetures de classe à Angers
Société

Enseignants et parents d’élèves mobilisés contre les fermetures de classe à Angers

Ce mardi 31 mars, le mouvement de grève dans l’Éducation nationale a été suivi à Angers. Les enseignants dénoncent notamment des suppressions de postes et des fermetures de classe.

Près de 150 personnes étaient rassemblées à Angers – © Angers.Villactu.fr

La colère gronde chez les enseignants. Partout en France, ils sont mobilisés ce mardi 31 mars pour dénoncer les fermetures de classe et les 4 000 suppressions de postes d’enseignants attendues pour la rentrée 2026, dont 1 891 dans le premier degré public et 1 365 dans le second degré.

L’activité de plusieurs établissements était perturbée dans le Maine-et-Loire. À Angers, le collège Chevreul, situé dans le centre-ville, était à l’arrêt, avec seulement trois enseignants présents sur quarante. Professeur d’histoire-géographie, Christophe Barlier était présent ce mardi matin au rassemblement organisé à 10 h 30 place Imbach : « On nous a annoncé la fermeture d’une classe de 6e et une baisse des heures d’enseignement allouées à l’établissement. Cela aura pour conséquence la fin des groupes dans certaines matières, l’augmentation du nombre d’élèves par classe et la fin des accompagnements pour les élèves en situation de handicap ou allophones. »

Des classes surchargées

Les enseignants étaient rassemblés devant la Bourse du travail – © Angers.Villactu.fr

Les professeurs craignent une dégradation des conditions d’enseignement, avec des classes surchargées. Julie Recoque-Ouvrard, co-secrétaire départementale du syndicat FSU-SNUipp et enseignante dans un lycée à Saumur, avait fait le déplacement à Angers pour « alerter sur la situation actuelle dans l’Éducation nationale ».

La professeure d’anglais rappelle que « l’équivalent de 23 suppressions de postes à temps plein est prévu dans le second degré en Maine-et-Loire ». Elle déplore l’absence de concertation et dénonce le « sacrifice du service public sur l’autel de l’austérité. Le ministère voit les élèves comme des chiffres. Nous les voyons comme des humains. Enseigner dans des classes de plus de 30 élèves, c’est juste impossible. On en devient maltraitants dans nos professions. Nous ne sommes pas devenus professeurs pour ça ».

Les professeurs ont ensuite défilé dans les rues d’Angers – © Angers.Villactu.fr

Avant de s’élancer vers la Direction des services départementaux de l’Éducation nationale de Maine-et-Loire, Estelle Guyen, également co-secrétaire départementale du syndicat FSU-SNUipp, a regretté que la « baisse démographique ne soit pas une opportunité de faire baisser de manière significative le nombre d’élèves par classe. Le ministère choisit d’effectuer des coupes sombres dans nos écoles. Il choisit de maintenir la France parmi les pays de l’OCDE les plus mal classés, c’est-à-dire ceux où les classes sont les plus chargées et aux enseignants les moins bien payés ».

Par Sylvain Réault.

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