Crues en Maine-et-Loire : de nouvelles évacuations en cours
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Crues en Maine-et-Loire : de nouvelles évacuations en cours

Des crues exceptionnelles touchent toujours le Maine-et-Loire. Ce vendredi 20 février, plusieurs communes des Basses Vallées Angevines sont en cours d’évacuation.

Des évacuations sont en cours dans plusieurs communes des Basses Vallées Angevines. – © Angers.Villactu.fr

Face à des crues toujours soutenues, plusieurs communes des Basses Vallées Angevines poursuivent les évacuations ce vendredi 20 février.

À Cheffes, Briollay ou Chalonnes-sur-Loire, les autorités appellent à anticiper les départs alors que les niveaux de la Sarthe, de la Maine et de la Loire restent élevés et que la vigilance rouge est maintenue en Maine-et-Loire.

Interventions en cours à Cheffes

À Cheffes, la montée de la Sarthe impose l’évacuation d’une centaine d’habitants : « À partir de 6,80 mètres, Enedis coupe l’électricité de la commune. Or, les prévisions annoncent un niveau de 6,82 mètres pour dimanche. Il faut donc anticiper pendant qu’il est encore temps », explique le préfet de Maine-et-Loire, François Pesneau.

La manœuvre, préparée la veille avec le préfet, a été engagée depuis le milieu de matinée. À 13 h, seize personnes avaient été transférées vers des points d’accueil sécurisés, sous la supervision de 19 sapeurs-pompiers et de sept moyens nautiques.

« Le centre français de secourisme a été réquisitionné en soutien de la commune pour prendre le relais des sapeurs-pompiers et assurer la prise en charge des personnes évacuées », précise la préfecture. Le préfet a également sollicité le renfort de la Société nationale des sauveteurs en mer (SNSM) pour accompagner les opérations.

Des évacuations préventives

À Briollay, un quartier entier est également évacué dans la journée, tandis que Chalonnes-sur-Loire suit le même protocole pour son île principale qui compte près de 300 habitants.

Le maire d’Écouflant, Denis Chimier, explique qu’« une famille a été sauvée hier » dans sa commune. « Aujourd’hui, une autre intervention est nécessaire pour un monsieur de 95 ans qui devait être transféré à l’Ehpad », précise-t-il.

« Quand les autorités demandent aux personnes d’évacuer pendant que les routes sont encore praticables, c’est pour s’éviter d’avoir à mettre en danger la vie des sauveteurs et des secouristes », insiste François Pesneau.

L’État accélère la reconnaissance en catastrophe naturelle

Présente à Angers jeudi 19 février, la ministre de l’Aménagement du territoire, Françoise Gatel, a annoncé que la cellule interministérielle chargée de la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle se réunirait dès le début de la semaine prochaine afin « d’accélérer les procédures ».

Sur ce point, des échanges sont déjà en cours avec le préfet : « Je voulais connaître la position de Matignon. Une réunion interministérielle sur la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle doit bien se tenir la semaine prochaine, mais j’ai demandé qu’une seconde réunion puisse être organisée la semaine suivante, pour laisser aux maires le temps de constituer leurs dossiers, explique François Pesneau, avant de poursuivre : Il ne s’agit pas de retarder la reconnaissance. Mais je ne souhaite pas que cela aille trop vite au point de demander aux communes de monter leurs dossiers en urgence, alors même qu’elles sont encore en pleine gestion de crise. »

Une position partagée par Christophe Béchu, maire d’Angers et président d’Angers Loire Métropole : « On ne peut pas demander à un maire dont la commune est sous l’eau ou privée d’électricité de remplir immédiatement un dossier. Quelques jours de plus ne changeront rien à la décision, surtout si nous avons déjà la certitude du principe de reconnaissance. »

Par Eline Vion.

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