Le vendredi 17 juillet, en fin de journée, des clients des magasins Bershka et H&M ont été confrontés à une odeur particulièrement désagréable. Il s’agissait d’une action de militants d’Extinction Rebellion qui entendaient dénoncer « la responsabilité de l’industrie textile, que ce soit l’ultra fast-fashion ou la fast-fashion, au sujet du dérèglement climatique ».

Des actions ont été menées contre les magasins Bershka et H&M – © DR
Des militants d’Extinction Rebellion ont répandu vendredi dernier « un produit malodorant non dangereux dans les rayons » des magasins Bershka et H&M du centre-ville d’Angers. Leur objectif était de dénoncer « les magasins de fast-fashion durant la période de soldes d’été » et notamment leur impact « sur le dérèglement climatique ».
Selon le collectif, « la fast-fashion ne profite qu’aux grandes multinationales. Dans le monde, la mode est responsable de 4 à 8 % des émissions de gaz à effet de serre, de 20 % de la pollution des cours d’eau et de 11 % des pesticides épandus. Les personnes qui fabriquent les vêtements sont largement sous-payées voire, comme les Ouïghours en Chine, travaillent dans des conditions proches de l’esclavage. Chez nous, c’est nos désirs intimes que l’industrie exploite. L’incitation à la consommation profite surtout aux grandes entreprises et à celles et ceux qui les dirigent, renforçant ainsi la concentration des richesses. Les périodes de soldes sont les temps forts de l’ensemble des enseignes de fast-fashion ».
Les militants d’Extinction Rebellion demandent « la division par 10 du nombre de vêtements mis sur le marché en France et en Europe d’ici 2030 et la transparence des marques sur leurs impacts et un engagement à réduire leur production ».
« En dérangeant les magasins et leurs clients et clientes dans leurs actes d’achat, on souhaite sanctionner économiquement les grandes enseignes de la fast-fashion qui, en toute connaissance de cause, continuent à proposer des produits écologiquement et socialement irresponsables. Une loi visant à encadrer la pratique de l’ultra fast fashion est dans les tuyaux. On y parle de sensibilisation à l’impact environnemental, encouragement à la sobriété, réemploi, réparation, recyclage, renforcement du malus écologique et surtout interdiction de la publicité. Le problème est qu’elle ne cible que les plateformes en ligne les plus nocives… C’est donc insuffisant », indique Clara, militante au sein d’Extinction Rebellion.
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