Pony Bikes entend révolutionner le transport à Angers
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Pony Bikes entend révolutionner le transport à Angers

Depuis presque un an, les vélos de la startup Pony Bikes ont envahi les rues de la ville. Aujourd’hui, près de 450 vélos sont en libre-service en attendant l’arrivée de scooters et trottinettes électriques. Pony Bikes propose en ce moment un tout nouveau concept baptisé « Adopte un Pony ». Une petite révolution dans l’univers de la mobilité.

Pony Bikes

Angers.villactu.fr

Après Oxford en Angleterre, la startup Pony Bikes et ses co-fondateurs, Clara Vaisse et Paul-Adrien Cormerais, se sont installés en Anjou il y a un presque un an.

« Angers est une ville avec beaucoup d’étudiants, des transports en commun qui s’arrêtent relativement tôt et l’équipe municipale était très motivée pour offrir de nouveaux services », expliquent les deux jeunes entrepreneurs pour justifier leur choix.

Difficile de passer à côté de ces vélos en free floating, service de vélos en libre-service sans station. Aujourd’hui, Pony Bikes propose 450 vélos répartis dans une grande partie de la ville. Relié à une application, chaque vélo peut être géolocalisé puis déverrouillé grâce à son cadenas connecté. Une fois la course terminée (80 centimes la demi-heure), l’utilisateur peut le laisser n’importe où.

« Les vélos avec station sont amenés à disparaître au profit des vélos en libre-service », estime Pierre-Adrien Cormerais.

En mai dernier, Pony Bikes a vu arriver à Angers un deuxième opérateur de vélos en libre-service. Indigo Weel, appartenant au groupe Indigo (ex-Vinci Park) propose également plus de 400 vélos aux angevins.

« Nous ne sommes pas préoccupés par Indigo Weel. Notre stratégie de développement n’est pas impactée car il s’agit d’une approche totalement différente. L’arrivée d’Indigo a même aidé à développer le marché sur Angers », assure le co-fondateur de Pony Bikes.

Pony Bikes Saint-Serge

Pony Bikes lance l’offre « Adopte un Pony »

Depuis peu, Pony Bikes propose ce nouveau concept en phase de test. A partir du 22 septembre, les vélos seront proposés à « l’adoption » au grand public. Avec « Adopte un Pony », les utilisateurs peuvent acheter un ou plusieurs vélos pour 195 euros l’unité. Pas question pour autant de garder celui-ci dans son garage. L’objectif étant de le remettre en circulation afin de permettre à n’importe qui de l’utiliser.

En retour, les propriétaires ont accès gratuitement à l’ensemble de la flotte, soit 450 vélos. Mieux encore, chaque course effectuée avec le vélo « adopté » rapporte 85 % du montant total.

« La durée de vie des vélos que nous proposons varie de 3 à 5 ans. Nous estimons qu’au bout d’un an ou un an et demi, l’achat d’un vélo doit être amorti », estime Pierre-Adrien. La startup va sortir durant le mois de septembre une troisième version de vélos. Plus solide, il sera également plus grand et plus léger.

L’idée fait déjà un carton auprès des habitués. Plus de 1 000 personnes se sont montrées intéressées entre Angers et Oxford où cette offre est également proposée.

Une garantie de 18 mois est incluse dans l’achat du vélo. Par la suite, les petites réparations seront toujours effectuées par Pony Bikes. Pour de plus grosses interventions, le propriétaire du vélo décidera s’il poursuit l’aventure à ses frais ou non. Passé les 18 mois, si le vélo est détruit ou volé, c’est une perte sèche pour le Pony Angel.

Pour faciliter la localisation des vélos, Pony Bikes va créer d’ici la fin de l’année dans les zones à faible densité des « hubs », avec peinture au sol et signalisation permettant de regrouper les vélos à un même endroit.

Pony Bikes cadenas

Des trottinettes et des scooters bientôt disponibles

Ambitieuse, la jeune entreprise n’entend pas s’arrêter en si bon chemin. Dans les semaines à venir, des scooters et trottinettes électriques seront progressivement mis en service dans les rues d’Angers avec le même fonctionnement que pour les vélos.

Les scooters, limités à 50 km/h de la marque chinoise NIU auront une autonomie de 100 kilomètres. Une cinquantaine seront introduits dans le centre-ville d’ici la fin de l’année. Dans le même temps, des trottinettes avec une autonomie de 45 kilomètres seront aussi proposées aux angevins.

Il sera également possible « d’adopter » un scooter ou une trottinette sur le même principe que les vélos.

« Cela permet aux jeunes d’investir dans quelque chose, de contribuer au développement d’un produit utilisé au quotidien. C’est toujours moins cher que d’en acheter un et il est même possible de gagner de l’argent au bout de quelques mois », développe Paul-Adrien.

Pony Bikes mobile

Avec 20 salariés dont 12 à Angers, la jeune startup née en Angleterre a désormais son siège social à Angers. Outre les vélos, scooters et trottinettes connectés, les deux jeunes entrepreneurs espèrent proposer dans les mois à venir des voitures et s’ouvrir à de nouvelles villes. Nantes, Bordeaux et Barcelone sont les prochaines sur la liste.

« Nous voulons réfléchir à la manière dont nous allons nous déplacer en ville dans 10 ans. Il s’agit d’apprendre à partager les solutions de déplacements pour réduire les coûts et l’impact environnemental », expliquent les fondateurs de Pony Bikes.

  • Kevin

    Pourquoi on ne peut pas aller dans les quartiers avec ? Monplaisir, Belle-Beille, La Roseraie ? Trop dangereux ? :))