Après les chantiers, place aux arbres en 2019
Politique

Après les chantiers, place aux arbres en 2019

Ce lundi soir, plus d’un millier de personnes étaient présentes  dans le gymnase de Belle-Beille, à l’occasion des vœux du maire d’Angers. Pour la dernière année complète de son mandat, Christophe Béchu a annoncé la plantation de 100 000 arbres pour permettre à la ville de renforcer son titre de « capitale du végétale ».

Christophe Béchu voeux

Livraison des grands chantiers, rénovation urbaine, gilets jaunes, végétalisation de la ville, transition écologique et ceinture verte, le maire d’Angers a évoqué de nombreux sujets lors de ses vœux aux angevins lundi soir.

Succès pour la Journée Citoyenne et le budget participatif

En 2018, la ville d’Angers avait lancé la première édition du budget participatif. Du 4 au 22 octobre, les angevins étaient invités à voter pour leurs projets préférés, parmi les cinquante-neuf en lice, tout en respectant une enveloppe globale d’un million d’euros.

« La première édition du budget participatif de notre ville avec 6 700 votants et 16 projets retenus a été un grand succès », a indiqué le maire, annonçant une deuxième édition à hauteur de 1 million d’euros avec une nouveauté : « sur les cinq votes dont disposeront les angevins en 2019, deux devront être répartis sur des projets à dominante végétale pour amplifier encore notre effort collectif cette année. »

1 600 nouveaux emplois

Action, Coriolis, Verisure, Leroy Merlin, Gamm Vert, Giphar… les annonces d’implantations de nouvelles entreprises ont été nombreuses en 2018. Une année « historique, la meilleure de l’histoire économique de notre ville depuis très très longtemps avec plus de 1 600 emplois exogènes gagnés dans des compétitions avec d’autres territoires, sans compter le développement et les réussites économiques des entreprises déjà implantées ici », s’est félicité Christophe Béchu.

La livraison des grands chantiers

L’année 2019 sera marquée par la livraison de nombreux chantiers actuellement en cours dans la ville. En mai le nouveau centre de congrès, Cœur de Maine et le pont des Arts et Métiers dédié au tramway fin juin, le boulodrome et le club house du club de rugby au parc des sports de la Baumette avant l’été, la nouvelle patinoire en septembre…

Les premiers travaux liés à la rénovation urbaine débuteront également avec la construction du nouveau centre commercial Beaussier à Belle-Beille dès cet été, le lancement des travaux de la 2e ligne de tramway sur les points de terminus ou encore les premières démolitions à Monplaisir.

Des gilets jaunes félicités

Dans une période particulièrement agitée au niveau national avec le mouvement des gilets jaunes, le premier édile de la ville a voulu souligner le comportement des « gilets jaunes angevins ».

« Aucune dégradation de mobilier urbain, aucune vitre brisée, pas même une poubelle désoclée. Je me félicite de ce comportement, là où les violences inacceptables et les scènes de guérilla urbaine ailleurs en France ont participé à discréditer une partie de ce mouvement et à indigner de plus en plus de nos concitoyens, même parmi ceux qui éprouvaient de la sympathie au début. »

Pour le maire, « le dispositif exceptionnel de soutien aux commerçants avant Noël (ticket de transport valable une journée entière) a permis « une fréquentation record du centre-ville permettant de refaire une partie du chiffre perdu… »

« Nous allons évidemment nous inscrire dans la grande concertation et le grand débat national annoncés par le Président de la République. Nous mettrons des salles à disposition des réunions programmées dans ce contexte. Nous mettrons à disposition des Angevins, dès le 15 janvier, des registres en mairie à destination du national pour que s’expriment les attentes des citoyens », a annoncé le maire.

Une année 2019 marquée par les anniversaires

Le maire a évoqué les nombreux anniversaires qui marqueront cette nouvelle année : 10e édition de Tout Angers Bouge, 20e édition de Made in Angers, 20 ans des Accroche-cœurs, 25 ans du Chabada, 30 ans du festival Premiers Plans, et les 100 ans du SCO et du SCO Omnisports.

La transition écologique au programme

« 2019 sera aussi une année pendant laquelle nous allons accélérer notre stratégie de transition écologique. Les défis sont gigantesques, il y a urgence, a poursuivi Christophe Béchu. Loin de toute conception punitive de l’écologie, Angers, qui a le développement durable inscrit dans son ADN, va puissamment accélérer dans la mise en œuvre des changements nécessaires. J’ai la conviction que c’est aux collectivités locales de donner l’impulsion nécessaire et l’exemplarité. »

Au programme : livraison de la station de biogaz qui alimentera les bus, la présentation des plans vélo fin mars, le début des travaux de la nouvelle chaufferie biomasse de Monplaisir, la poursuite des partenariats avec les bailleurs sociaux pour réduire les consommations énergétiques, avec la rénovation de 4000 appartements prévue dans le cadre du renouvellement urbain ou encore la présentation d’un Plan Climat arrêté à l’échelle du pôle métropolitain.

100 000 arbres en cinq ans

« Je sais l’émotion soulevée quand il faut, comme cela avait déjà été le cas pour la 1ère ligne, couper les arbres du tracé du tram pour les travaux de réseaux connexes », a lancé le maire avant d’annoncer « de nouvelles initiatives pour renforcer notre titre de ville la plus verte de France. »

Début février, 45 arbres venant de pépiniéristes locaux  tous âgés de plus de 20 ans, avec des hauteurs comprises entre 4 et 10 mètres seront plantés. Cette année, une nouvelle série
d’arbres comestibles investiront la ville, après les premiers de l’avenue Jeanne-d’Arc, avec 100 arbres fruitiers à répartir dans les jardins familiaux ou partagés et les parcs et jardins de la ville.

De nouveaux espaces seront boisés afin de créer une « ceinture verte » autour de la ville.

« L’objectif est autant de limiter l’étalement urbain que de développer de nouvelles forêts pour demain. L’ambition est de planter 100 000 arbres sur les cinq prochaines années, en commençant dès cette année », a prévu Christophe Béchu.

  • Marc

    En même temps il faudrait savoir combien on été abattus au total… Sans compter que parler sur cinq ans c’est vraiment un coup de com, personne ne pourra vérifier et personne n’y repensera dans cinq années !